Refaire toute l’Histoire

Après une longue absence, je reviens sur Gameovert.net avec un sujet qui me tient beaucoup à coeur. Contrairement à ce que l’on aurait pu comprendre d’après ce titre, cet article ne va pas parler de l’histoire dans un jeu vidéo, mais bien de l’Histoire dans les jeux vidéo, comme le « H » majuscule aura pu mettre sur la piste les plus lettrés d’entre vous. Pour les autres, what a twist !

Sans plus attendre, j’entre dans le vif du sujet. Je vais également me permettre d’élargir celui-ci au cinéma, surtout par le biais de deux films sortis récemment qui m’ont beaucoup déçus.

L’Histoire dans les jeux vidéo donc, mais aussi au cinéma.

Dans les jeux

Quand on pense à l’Histoire, la plupart du temps, aujourd’hui les jeux qui arrivent en tête sont la série des Battlefield, et des Call Of Duty. Bien peu d’autres jeux jouent de la corde sentimentale qui nous relie à une histoire proche, que certains ont vécus, et qui est présente dans nos mémoires à tous pour des raisons diverses. Là d’où je viens, (l’Ardèche) on se rappelle des résistants par exemple. De fait, des jeux basés sur une Histoire si proche et à la fois si incroyablement monumentale ne peuvent qu’intéresser le public, à savoir, nous. Jusqu’ici, je n’ai aucun problème avec l’idée de faire des jeux qui parlent de l’Histoire du XXe siècle, au contraire : La multiplicité des supports ne peut que permettre d’instruire les gens qui y jouent, surtout avec le degré de réalisme que les FPS permettent aujourd’hui. Un jeu dépeignant avec précision les horreurs de la guerre, ou son déroulement, ne peut qu’apporter à ceux qui y jouent. Voyons donc un peu comment les jeux  actuels traitent ce sujet d’importance…

Battlefield One

Les soldats qui combattirent dans cette fameuse unité (Harlem Hellfighters) ne sont présents dans le jeu que pour donner à Electronic Arts un quota racial. Leur fameuse idée de privilégier les théâtres de la guerre « méconnus » n’est rien d’autre qu’un plan marketing car à travers les différentes campagnes solo, elle s’invalide.

Un jeu sorti en 2016, qui a eu l’occasion de créer deux débats avant sa sortie. Le premier était de peu d’importance, a été lancé par quelques personnes en mal de visibilité et concernait l’impossibilité d’incarner des personnages féminins dans le mode multijoueur. Je ne vais pas m’y attarder, mais sachez qu’effectivement, l’idée de ne pas pouvoir jouer une femme dans les tranchées de Verdun en a offensé certaines, qui ne comprenaient pas qu’un jeu basé sur l’histoire du XXe siècle, sorti au XXIe siècle ne permette pas ce type de choix. Ça se passe de commentaire, mais le consensus général de l’époque fut de dire que Battlefield était un jeu basé sur une réalité historique, et que ce type de considérations n’avait donc pas lieu d’être : La présence de femmes sur le front est certes attestées en certains points, dans des cas précis, mais l’immense majorité des soldats étaient des hommes. Cela ne diminue pas le rôle primordial joué par les femmes partout ailleurs, bien au contraire, il s’agit simplement de recentrer les choses : On joue des soldats à Verdun, dans la Somme, en Italie, c’est simplement comme ça. Jusqu’ici, je n’aurais rien dit.

Le deuxième débat par contre m’a fait sortir de mes gonds : Deux nations ne seraient pas dans le jeu de base, à savoir la Russie et la France. Ça a choqué beaucoup de monde à l’époque, en France et en Russie au moins. Ailleurs… Pas tellement. Il y a bien eu des réactions, mais pas grand chose. Electronic Arts a eu ensuite le culot de préciser que ces nations arriveraient plus tard, dans des DLC payantes. Leur raison ? C’est simple, le rôle joué par ces nations serait tellement important qu’il leur revenait de leur dédier une extension spécifique, pour leur rendre honneur. La vraie raison étant simplement marketing, à savoir qu’un jeu dans lequel  les Allemands, les Anglais, les Austro-Hongrois, les Français , les Italiens, les Russes et les Turcs joueraient les premiers rôles se vendrait surement mal dans le marché domestique d’Electronic Arts, à savoir, les Etats-Unis. Ils assuraient cependant que la France serait bien présente à travers la campagne solo, si pas à travers le multijoueur. J’ai donc fait toute la campagne solo du jeu à fond, et j’ai effectivement vu la France, puisqu’une bonne moitié du jeu s’y passe. Des Français, par contre…

La bataille de Saint Quentin, en France, n’inclut pas les Français. Une certaine véracité historique est à mettre au crédit de EA ici : Ils n’ont jamais mis de batailles incluant les Français ou les Russes avant de les ajouter dans les DLC. Si vous ne les achetez pas, vous pourrez donc voir la guerre du point de vue Américain : Les Français et les Russes n’existaient pas.

Le jeu se passe évidemment durant la période où les Etats-Unis sont arrivés dans la guerre, à partir de 1917. On va y jouer un Anglais, un Américain, une Arabe (autant pour le débat sur l’absence de femmes dans le jeu) et un Italien. Le point commun de ces nations ? On n’y joue à aucun moment le « mauvais » côté, quel qu’il soit, une faute qu’on peut imputer également à tous les autres jeux de guerre de ce genre. Il manque à l’heure actuelle un point important dans tous ces jeux, le point de vue des « méchants ». Non pas pour légitimer la guerre de leur point de vue, mais permettre au joueur de comprendre « pourquoi » les choses se passent ainsi.

Je passerai brièvement sur le gameplay du jeu, qui m’a fait presque regretter qu’effectivement, les femmes ne soient pas présentes car le niveau de réalisme est tellement faible que ça n’aurait rien changé. Seuls les décors qui sont très beaux font un travail d’immersion. Quasiment toute vraisemblance en termes d’uniformes, d’armes ou d’équipement a été sacrifiée sur l’autel du gameplay, et on passe plus de temps à jouer avec des prototypes d’armes qui n’ont plus ou moins jamais vu le combat, quand ils ne sont pas carrément arrivés après la guerre, qu’avec les armes qu’avaient vraiment les soldats à l’époque où l’histoire se passe. Quand on en arrive à ce degré, cependant, ça en devient presque secondaire.

Rien ne rime plus avec première guerre mondiale que plaque complète tout en portant une mitrailleuse légère, n’est ce pas ?

 

 

Call of Duty

Call of Duty II, l’un des jeux à l’époque que je trouvais intéressant, avant de me rendre compte que l’éditeur n’irait jamais bousculer l’ordre établi. Jusqu’au prochain ? Wait and see…

Avant les DLC, la seule façon de voir du matériel Français dans le jeu était de regarder les chars « capturés » par les Allemands. Engagé en 1918, aucune preuve historique existante dans le sens de la capture massive du FT 17 n’est à mettre au crédit de EA, contrairement au Mark IV anglais. Devinez lequel fut choisi pour incarner le char Allemand type ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention, je parle bien des Call of Duty d’avant modern Warfare, celui-ci étant d’ailleurs le seul à part Black Ops que j’ai joué après le 2. Le bilan est meilleur pour Call of Duty, il faut bien le dire, et il risque de s’améliorer encore lors de la prochaine mouture. Cependant, cette série n’a pas eu beaucoup à essayer, tout comme Battlefield 1942 à l’époque. Les camps sont tous inclus, mais c’est bien parce que les Etats Unis étaient présents sur la plupart des fronts, et qu’il était donc possible de jouer un Américain (Fuck Yeah!) quasiment partout. Ils n’ont pas osé, à l’époque, « oublier » les deux tiers de la guerre en disant que les Russes rejoindraient le jeu dans une DLC, et en même temps à l’époque le principe d’acheter un morceau de jeu pour le prix d’un jeu complet, puis les parties manquantes pour la moitié de cette somme environ n’existait pas encore donc… On a toujours pas eu le droit de voir ce qu’a donné le front Sino-Japonais dans aucun jeu à ma connaissance, mais je pense que pour l’instant l’intérêt politique et marketing fait que cette initiative n’est pas prête de voir le jour.

Pourquoi disais-je que le bilan de Call of Duty allait s’améliorer ? En regardant brièvement sur la page wikipédia du prochain, Call Of Duty, World War II, j’ai vu que le jeu comptait intégrer la résistance Française (La quoi ? Jamais entendu parler…) pour la première fois dans le mode multijoueur d’un jeu de ce type, et avait fait le choix d’exclure la Waffen SS au motif que celle-ci était coupable de crimes de guerre. Qu’un jeu prenne ce type de position est assez novateur, encore une fois, à ma connaissance.

Cependant, grosse déception : Pas de Russes à première vue, pas de Japonais, toujours pas de Chinois évidemment, mais je suppose que certains arriveront avec les inévitables DLC qui ne manqueront pas de venir soulager notre porte monnaie par la suite…

Bilan meilleur que Battlefield, mais mitigé hélas.

 

Pour ce qui est des jeux vidéo, c’est à peu près tout ce que je vois pour le moment. Il y a beaucoup d’autres exemples, mais j’ai pris ceux-là pour leur portée : Il n’y a qu’a voir les chiffres de leurs ventes (Call of duty ou Battlefield) pour se rendre compte que tout le monde y a déjà joué, ou en a entendu parler. Et c’est là que le bât blesse à mon sens, car ces jeux, pour inventifs qu’ils soient avec l’histoire, font référence.

 

Au cinéma

Wonder Woman

Pour passer rapidement sur les films, j’ai vu au cinéma Wonder Woman et Dunkerque, et même si Gal Gadot porte bien Wonder Woman, le parallèle constant du film avec Captain America, First Avenger, jusque dans sa résolution, m’a fait beaucoup sourire. Et aussi, la fin est ratée d’ailleurs. Bref, si vous ne l’avez pas vu, mini spoiler : Le plan du méchant implique de détruire une ville. Pas n’importe laquelle cependant, la ville qui a résisté à l’assaut et n’est pas tombée, le symbole de la résistance des alliés, j’ai nommé : Londres. Si vous n’êtes pas surpris par ce choix… discutable, je vous conseille de revenir sur le déroulement de la première guerre mondiale. A tous les niveaux, ce choix aurait du se porter sur Paris, ce qui aurait été plus réaliste. Certes, du réalisme dans un film de super héros peut sembler une notion quelque peu étrange, mais restez avec moi : Quel était l’intérêt du scénariste de faire ce choix ? Simplement, le fait que Paris, en tant que symbole de résistance, tout le monde s’en fiche. La seule ville qui ait vraiment ce statut mythique aujourd’hui est Londres suite à la seconde guerre mondiale, plus récente, et il fallait donc faire vibrer la corde émotionnelle : On va détruire Londres, ok. Du coup le film implique que raser Londres va permettre de gagner la guerre pour la triple alliance, et donc que seuls les Anglais (et les Américains qui passent par l’Angleterre) sont en mesure de le faire aujourd’hui pour la triple entente. Le film se posant dans un cadre historique « légèrement » fantasmé, l’argument de dire qu’il est simplement un film de super héros ne tient pas. Wonder Woman évolue dans un univers réaliste, en tous points semblable au notre, mis à part son histoire personnelle bien sur. Les balles tuent, les obus aussi, la guerre est un fait réel. Ludendorff (le grand méchant) est un personnage historique mort en 1937. On brouille les pistes donc, en utilisant un univers et des personnages historiques, mais pas tout à fait. Certes ça donne un air plus vrai au film, mais d’un autre côté, ça fait perdre de vue la réalité justement.

Ne vous inquiétez pas, Steve Rogers va détruire l’avion contenant la bombe dans un acte héroïque, évitant ainsi aux Allemands de conquérir le monde. Du jamais vu !

 

Dunkerque

Pour Dunkerque, le constat est encore plus flagrant : J’attendais beaucoup du film, grand fan de Nolan, Interstellar étant mon film préféré. Le premier teaser m’a bien donné envie : Enfin, un réalisateur connu et reconnu allait s’attacher à dépeindre une bataille épique et méconnue de la seconde guerre mondiale, que beaucoup aujourd’hui oublient ou sur laquelle on passe rapidement en Histoire : Dunkerque. J’ai regardé le casting, ce que je vous invite à faire également, pour voir quels acteurs Français Nolan avait bien pu caster pour la partie Française. J’ai vite eu fait le tour, car comme vous le savez si vous avez vu le film, il n’y a pas de partie Française. Juste, pas du tout. Les seuls Français qu’on voit sont figurants, ont environ 2 ou 3 répliques et cherchent à resquiller pour fuir en Angleterre. Même si la photographie, les costumes, les accessoires, les décors, la musique et les acteurs sont très bons, le film reste long, ennuyeux, et au final ne parvient pas du tout à dépeindre le chaos et l’horreur qui régnaient sur place. Nolan fait le choix de ne pas montrer l’ennemi (c’est un choix évident, surtout lors de la scène finale) mais ne parvient pas à rendre le côté inévitable et inéluctable de la marée qui monte : Les soldats ont l’air de s’embêter autant que le spectateur, et se tiennent bien droit sur des plages, par petits groupes. On doit en voir quelques centaines, quand dans la réalité ils étaient des centaines de milliers. Le film fait pauvre. Mais réaliste. Du coup, quand un type comme Nolan fait un film comme Dunkerque, sachant jusqu’où il est allé pour Interstellar dans la recherche sur les trous noirs par exemple, on se dit que ce qu’il nous montre, c’est ce qui s’est passé. Et c’est là que ça coince, car c’est faux. Dunkerque n’est pas réaliste. Il ne montre pas du tout la réalité et ne cherche pas à la dépeindre dans bien des aspects. J’ai beaucoup aimé la reconstitution fidèle du Spitfire MKII B de Tom Hardy, ou du Heinkel 111, j’ai beaucoup moins aimé la façon dont un capitaine de bateau de plaisance parvient à identifier un avion ennemi arrivant de face, lorsque dans la réalité des cannoniers entraînés à le faire arrivaient à tirer sur leurs propres avions alors qu’ils pouvaient en voir les cocardes, jusqu’à la fin de la guerre (Dans tous les camps). Ça n’a aucun sens, et si on ne connait pas le sujet, ou si l’on n’y fait pas attention, ça peut quand même paraître possible. (Son fils était dans la RAF, il lui a montré des photos…bla bla bla)

 

Pour finir

Bref, tout ceci peut paraître un peu idiot, voire inutile, car après tout, tout le monde sait que les films et les jeux vidéo sont de la fiction. Si c’était vrai, je n’aurais rien à dire, et pourtant j’en suis déjà à plus de 2000 mots, ce qui fait de cet article l’un de mes plus longs (témoin de mon intérêt pour le sujet). Si vous vous embêtiez déjà auparavant, restez, ça va continuer.

Pourquoi est-ce que les auteurs d’œuvres, quelles qu’elles soient, doivent-ils faire attention à ce qu’ils font dans un film ? Parce que, quand comme tous les auteurs des œuvres que j’ai cité, on se place dans un cadre historique, on se doit de le respecter. L’Histoire, c’est la chose la plus importante à transmettre à ses enfants ou aux autres. Elle contient tout, les avancées scientifiques, sociologiques, les régressions aussi, les grandes découvertes, les grandes pertes. La modifier, par des petites touches personnelles, apparemment bénignes, c’est non seulement oublier la vérité mais en forger une nouvelle pour les générations futures. J’ai un fils à qui j’ai hâte (le pauvre) de transmettre tout ce que je sais. Je ne pourrais donc pas lui enseigner grand chose hélas, je laisserai ce soin à ses professeurs. Mais je ferai toujours en sortes qu’il ait accès à toutes les sources d’informations possibles, sans se limiter. Les jeux vidéo universellement connus, les films universellement vus ne dépeignent pas toujours la réalité, mais si quelqu’un n’a accès qu’à cela pour s’informer ? Imaginez un monde où les médias pourraient tourner l’information comme ils le souhaitent dans des buts politiques, l’histoire officielle étant nébuleuse et impossible à comprendre ? « L’Océania est notre ennemi, nous avons toujours été en guerre contre eux aux côtés de nos alliés d’Estasia… » (Un point supplémentaire pour qui voit la référence ici^^) Qui détient ces possibilités devient de plus en plus important, et même si je ne crie pas au complot, soyons sérieux, je vois d’un œil alarmé certaines possibilités se profiler à l’horizon. Lorsqu’on sape la véracité de certains événements dans les médias génériques, il devient difficile de s’en faire une opinion éclairée, et la recherche personnelle devient de plus en plus importante. Sans ce travail de recherche, et avec des bases effritées, il devient facile d’être la cible de manipulations bien plus graves, qui sont facilitées par le manque de bases solides. Nous avons la chance encore aujourd’hui de connaître encore quelques survivants de l’holocauste. L’expérience qui pour la plupart a défini leur vie est déjà aujourd’hui, alors qu’ils sont encore là pour en témoigner, reniée par certains. Imaginez dans quelques années lorsque ces témoins auront disparu ? Quelles preuves de la façon dont s’est déroulée l’Histoire disparaitront avec eux ?

Eisenhower disait au sujet d’un camp qu’il venait de voir :

« The visual evidence and the verbal testimony of starvation, cruelty and bestiality were so overpowering as to leave me a bit sick. In one room, where they [there] were piled up twenty or thirty naked men, killed by starvation, George Patton would not even enter. He said that he would get sick if he did so. I made the visit [to Gotha] deliberately, in order to be in a position to give first-hand evidence of these things if ever, in the future, there develops a tendency to charge these allegations merely to “propaganda.”

Ce qui donne en Français :

« Les preuves visibles et les témoignages verbaux de la famine, de la cruauté et de la bestialités étaient si irrésistibles qu’ils m’ont laissé malade. Dans une pièce, où il était empilé vingt ou trente hommes nus, tués par la famine, George Patton (NDA: Surnommé sang et tripes par ses soldats) ne voulait même pas entrer. Il dit qu’il en tomberait malade s’il le faisait. Je fis cette visite à Gotha délibérément, dans le but d’être en position de donner une preuve de première main des ces choses si un jour, dans le futur,  il se développait une tendance à dire que ces allégations n’étaient que de la propagande. »

Eisenhower est mort aujourd’hui, et de plus en plus de gens tentent de refaire l’Histoire. Minimiser ceci, changer ça, relativiser telle chose, oh, certes, on ne « nie » pas-pas encore-seuls les extrémistes le font. Alors oui, effectivement, l’implication de la France dans la première guerre mondiale relayée au second plan, ou les sacrifices consentis par une nation entière, tout ceci peut paraître bien peu face à l’holocauste, mais à quel moment cela s’arrête-t-il ? Plus d’un million de soldats morts sur le front de l’ouest viennent de voir leur vie et leur mort dédaignées. On peut toujours faire pire.

Pourquoi le sujet de l’Histoire me tarabuste tant ? Au final c’est que parce que justement, il semble secondaire à beaucoup. Il y a beaucoup d’autres sujets prioritaires que l’Histoire sur le plan personnel souvent, c’est sur. Sa carrière, sa famille… Mais je veux éviter que le jour où un politique dira « L’holocauste est un mythe » sous un tonnerre d’applaudissements, mon fils ou mon petit fils ne soit dans la salle. Il reste du chemin à accomplir avant que l’on en vienne à se dire que finalement, « certains » ont peut être mérité leur sort, et que l’usage des armes nucléaires pour une bonne cause est justifié, et que finalement, la France est responsable des deux guerres mondiales, ou que le nazisme n’était pas réellement si mauvais ( J’ai déjà lu des deux dernières choses pour vous donner une idée…) Mais hélas certains travaillent sans relâche à voir ce jour arriver, et comme a dit John Stuart Mill :

« Let not any one pacify his conscience by the delusion that he can do no harm if he takes no part, and forms no opinion. Bad men need nothing more to compass their ends, than that good men should look on and do nothing. »

« Personne ne doit apaiser sa conscience par l’illusion qu’il ne fait pas de mal en ne choisissant pas de camp, et en ne formant aucune opinion. Les hommes mauvais n’ont besoin de rien d’autre pour réaliser leurs desseins, que des hommes bons pour les regarder et ne rien faire. »

Les graviers sont à l’origine de la plupart des éboulements, et si on ne surveille que les grosses pierres, il est trop tard pour les rattraper quand elles se mettent à dévaler la pente.

 

Pour aller plus loin:

The great war Excellente chaîne youtube sur la première guerre mondiale, complète et impartiale. Un must. VO uniquement.

La guerre possible (Rapport sur la guerre prochaine inévitable entre la France et l’Allemagne, paru en 1906, disponible sur google, effarant de vérité)

Marine Dunkerque (Maurice Guierre, Flammarion, 1942), cité par l’article wikipédia de la bataille en question.

Le grand cirque (Pierre Clostermann, 1948), récit de guerre de l’auteur aviateur de la France libre.

Les grandes batailles navales de la IIe guerre mondiale ( Jean-Jacques Antier, Omnibus, 2000) plus de visibilité sur les tourments qui ont secoué la marine Française en 1940 et après, ainsi que le reste. Excellent ouvrage que je recommande.

Le soldat oublié (Guy Sajer, Robert Laffont, 1967) un Alsacien dans la Wermacht et le front de l’est, un Français pour affronter l’armée rouge au service des nazis.

The War in the Air: The Royal Air Force in World War II (Edité par Gavin Lyall, 1969, non traduit) Récits choisis authentiques de la guerre dans les airs pendant la seconde guerre mondiale.

La puissance maritime et navale au XXe siècle (Philippe Masson, Perrin, 2001) Comment la mer dicta la conduite des guerres sur terre lors de la première moitié du XXe siècle et bien plus.

A peu près n’importe quel livre de la collection j’ai lu leur aventure, pèle mêle je vous citerai « Les panzers passent la Meuse », « 3 septembre 1939 », « Ils arrivent! », et bien d’autres.

The fallen of world war II Cette vidéo se regarde sans qu’il y ai besoin d’en parler, voyez la absolument. A mon avis l’une des choses les plus importantes que vous puissiez voir.

 

N’hésitez pas à me demander si vous êtes intéressés par ce sujet, tout cela n’est qu’une partie des ouvrages que je considère de référence sur ces sujets.

Akashar

Akashar

Rédacteur chez Gameovert.net
Je joue à presque tout et j'aime ça. J'aime écrire aussi donc ça tombe bien.
Akashar
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1 commentaire

  1. Yue
    septembre 26, 19:21 Répondre

    « Le mal triomphe par l’inaction des hommes de bien »
    Edmund Burke

    Ton article est excellent, bravo !

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