Total War Saga : Thrones of Britannia

Total War Saga : Thrones of Britannia

Total War Saga: Thrones of BritanniaTitre : Total War Saga: Thrones of Britannia
Genre : Diplomatie, Stratégie
Français : intégral voix et textes
Développeur : Creative Assembly
Éditeur : SEGA
Date de parution : 2 mai 2018
  Dispo chez S T E A M

Je n’ai jamais joué à un Total War, alors ce qui suit, décrira la vision d’un newbie qui découvre la licence, et pour entamer cette joie, j’ai choisi : Total War Saga : Thrones of Britannia (ben il faut bien commencer un jour, hein). Je ne pourrai donc pas comparer avec les anciens Total War. Ce qui importe ici, c’est mon ressenti. Me suis-je amusé ?

Total War Saga: Thrones of BritanniaJ’ai mis presque 5 ans avant de jouer à Crusader Kings II. Je l’avais acheté car il m’attirait grandement, le côté historique, la richesse des données, la diplomatie, les intrigues, rien que la vue des cartes me donnait des frissons…, mais à chaque fois que je le lançais, je n’y panais rien. Que dalle. Puis un jour, Trollinet, rédacteur ici-même, m’a pris par la main et m’a tout appris sur CKII. Et pour tout vous avouer, ce fut de même avec les Total War, mais sans Trollinet. Quand je dis que je n’ai jamais joué à cette licence, c’est un peu erroné. J’ai Medieval II et Total War : Warhammer. Même constat : j’étais total(war)ment perdu. Et puis j’ai vu l’annonce de la sortie de Total War Saga : Thrones of Britannia, je me suis dit « C’est le moment de te flageller Grobiduch et avec la pression, tu vas t’accrocher ! ». Je suis heureux de vous annoncer que « a y est ! J’ai compriiiiiis…preeeessque » !

Alors, avant que les pros des T.W. ne s’énervent en lisant ce qui va suivre, je le répète, mon avis doit être « casualisé » (du terme casual : relax. Contraire de hardcore gamer, du terme jambon de Parme). Pour vous donner une idée, un Total War, c’est un Crusader Kings en … hum, plus facile. Je viens de perdre un rein en écrivant cela, car le mot « facile » ne s’applique pas du tout à Total War Saga : Thrones of Britannia ou tout autre Total War. Mais bon, c’est pour identifier approximativement un cran sur l’échelle de la douleur. Ce ne sont pourtant pas des concurrents, je ne les comparerai pas outre mesure, mais on peut faire le parallèle. Dites-vous que jouer à Total War Saga : Thrones of Britannia, ne se fait pas en cinq minutes. Ce n’est pas un jeu de canapé (Rocket League), il faudra y consacrer de longues heures, ne faire que ce jeu-là, quitter votre épouse ou époux et vous laisser pousser la barbe (oui, vous aussi, mesdames).

Total War Saga : Thrones of Britannia est le premier épisode d’une nouvelle série de Total War, proposant une époque précise. D’autres épisodes suivront en standalone, pointant d’autres faits marquants de l’Histoire. Ici nous sommes sur les îles Britanniques en 878 environs. Genre, j’avais 5 ans à l’époque (oui, je suis très vieux) et les Vikings sont encore belliqueux et très énervés et très Vikings. Pour la campagne vous pourrez choisir entre cinq cultures, dont deux Vikings, divisées en dix factions. Chacune a ses propriétés, ses défauts, ses atouts, il faudra bien lire les détails avant de vous lancer.

L’essentiel de Total War Saga : Thrones of Britannia s’articule sur de grandes batailles rangées (enfin quand on y parvient) et dont vous êtes le stratège. Disons que c’est sa particularité vis-à-vis du dit jeu parallèle; CKII. Sinon tout repose sur la stratégie,  la diplomatie et la politique. Si vous comptez attaquer à tout-va votre voisin, inutile d’insister, vous perdrez plus rapidement. Au lancement de la campagne, après avoir bien pris le temps d’étudier chaque faction, j’insiste,  vous commencerez par une bataille. Vous placerez vos troupes, et une fois que vous serez prêt (on ne l’est jamais vraiment), la bataille pourra débuter. Il va falloir déborder l’ennemi, reculer les archers, viser la cavalerie, mettre vos guerriers en rang, charger… puis, vous verrez, un gros bordel s’animer (mon côté bataille rangée à moi). Ces batailles ne sont pas de tout repos, on replace un groupe, on s’aperçoit que l’ennemi part sur la gauche, va nous prendre à revers: branle-bas de combat !!!!
Dites-vous que le but, hormis de vaincre, est de perdre le moins d’unité possible. On y prend vite goût. Notez que si vous avez l’initiative, vous pourrez attendre une météo plus clémente pour engager le combat. Un brouillard épais pour les archers, ce n’est pas très bon. Attention, c’est du hasard, vous pouvez passer de brouillard à… brouillard.

Une fois sortie de votre rôle de stratège, vous allez revenir sur la map, recruter pour pallier aux pertes militaires et observer. Déjà, qui vous entoure ? Où sont vos alliés ? En avez-vous ? Là où Total War Saga : Thrones of Britannia devient plus complexe, c’est dans la gestion du royaume. Vous allez être amené à ouvrir plusieurs fenêtres, plutôt sympas à l’œil, qui vous donneront beaucoup d’informations sur qui vous êtes: êtes-vous marié? Avez-vous des descendants? Votre frère est-il sympa? Hop! parallèle avec Crusader Kings, en moins poussé, certes, mais déjà de quoi vous flouter l’esprit. Toutefois, ne sombrez pas. Bombez le torse, que diable. C’est impressionnant, surtout pour le joueur néophyte que je suis pour cette série, combien vous sentez le poids qui pèse sur vos épaules en voyant tout ce que vous avez à gérer. L’immersion m’a happé. J’étais et je vivais le Roi. Pour en revenir sur le recrutement des unités, tant que vous êtes dans un de vos fiefs, vous pouvez recruter qui bon vous semble. Visiblement, ce n’était pas le cas dans les autres Total War où les archers se trouvaient à tel endroit, les lanciers ailleurs; là, vous faites votre marché comme vous le souhaitez. (Dans la mesure où vous avez de quoi financer). Attention cependant, et je me suis fait avoir, en voulant mettre en place de grosses armées. La nourriture m’a manqué car une armée, surtout en territoire ennemi, bouffe énormément. Ça m’a presque été fatal. Contentez-vous, au début, de petites armées bien rodées, et surveillez la nourriture !!!

Il va falloir aussi penser à récompenser vos gens. Un gouverneur peu satisfait pourra vous jouer des tours, la traîtrise étant le sport number one à l’époque. Faire des concessions peut s’avérer payant à terme. Il faut savoir donner un peu pour gagner beaucoup, et inversement. Seul, vous n’arriverez à rien. Placez vos copains à la tête de contrées, de fiefs. « Tiens René, je te donne la gouvernance de …., tu fais un câlin ? » Graissez les pattes !
Il va aussi falloir créer des alliances avec d’autres royaumes. Même si certains refuseront au début, croyez-moi, dès qu’ils seront dans la difficulté, ils sauront se montrer plus attentifs, ouverts, voire conciliants. Sinon, bah! On leur pétera la gueule. Je fais le malin là, mais ce n’est pas aussi radical, bien que par moment, c’est vous qui êtes attaqué, et vous n’avez pas encore retrouvé toutes vos unités. Là, croyez moi que la bataille vous allez la savourer, et vous comprendrez ce que l’expression « les fesses serrées » signifie.

Total War Saga : Thrones of BritanniaDonc pour mener une campagne correctement, il faut avoir une armée en forme et une renommée plutôt bien installée. La nourriture ainsi que le moral des populations et des unités sont très importants. D’où l’intérêt de ne pas faire des choix à la va-vite. Il y a, comme je vous le disais plus haut, plusieurs paramètres à gérer. La technologie en fait partie. Tout au long de la session, il faudra vous développer, lentement, mais sûrement… enfin au possible. Il faudra faire des sacrifices, c’est certain. Gros travail moral.

Plusieurs façons de gagner: Nous ne sommes pas dans un jeu de stratégie façon Age of Empire, toutefois vous pourrez tout racler avec votre armée (attendez, je ris… c’est bon merci). On peut gagner par l’influence, la renommée. Je dois bien vous avouer que je n’ai pas gagné, mais je n’ai pas perdu. Je suis enlisé (j’ai du mal à remonter la pente avec mon armée), mais je suis passionné par l’enjeu. Presque 20 heures de jeu et toujours pas remporté une épopée. Étant nouveau dans la série, je cherche juste à avancer. Ça paiera peut-être. Je n’ai pas d’orientation précise. J’avance, je veux être fier de moi, être un bon souverain courageux. Total War Saga : Thrones of Britannia, quand on commence à l’appréhender, est plein d’intérêt. On est tellement fier que dans les repas mondains, quand un convive dit avec un ton condescendant « Je suis chercheur au CNRS », vous pouvez l’écraser avec un « Moi, je joue à Total War Saga : Thrones of Britannia, check ! ffffffcchhhh ».

Vous l’avez compris, ce n’est pas une mince affaire que de se lancer dans Total War Saga : Thrones of Britannia, mais il est tellement prenant si on prend le temps de bien se pencher sur le sujet. Je vous conseille grandement d’aller voir les vidéos Youtube de Koinsky. Ses parties, son ton, sont très agréables et j’ai appris beaucoup de choses permettant d’avancer. Je n’ai pas tenté de reproduire sa campagne (je n’ai pas choisi la même faction) mais ça m’a beaucoup aidé à me lancer et j’ai progressé. Je ne donnerai pas de note verdict, mais une jauge d’amusement. Les graphismes, on s’en fout un peu ici, mais sachez que l’interface est très agréable, la map aussi, et on peut trouver les environnements, lors des batailles, un peu vieillots. Pour moi, Total War Saga : Thrones of Britannia sera celui qui m’aura intégré dans la série. J’adore !

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Redacteur en mi-chef chez Gameovert.net
Joueur mauvais depuis la fin du jurassique, je n'ai pas de préférence (PC, Mac, Consoles, courses, jdr, stratégie, etc...) mon principal but est de vivre de belles histoires et de me marrer accessoirement.
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Total War Saga : Thrones of Britannia

7.5

Amusement

8.0/10

Graphismes et sons

6.5/10

Gameplay

8.0/10

Les plus:

  • Riche historiquement
  • Épique
  • Gratifiant (parfois déprimant)
  • Un vrai défi pour les néophytes
  • Pictogrammes et menus agréables.

Les moins:

  • Un tuto chiche faisant la part belle au pro de la saga.
  • Graphismes 3D datés
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