Dominion, un test super mignon

Dominion, un test super mignon

Dominion, un jeu qui m’a été chaudement recommandé par un ami que je ne nommerais pas, est un jeu de cartes sorti en 2008, et édité en france par filosofia. J’étais un peu dubitatif au départ, surtout sur le fonctionnement du jeu, mais comme on me l’avait décrit comme un jeu de carte « genre Magic: The Gathering mais où tu construis ton deck en même temps que tu joues » j’étais obligé d’essayer.

Dominion

L’objet du délit

Première impression: Ça n’a rien à voir avec Magic: The gathering. Donc peut être un bon point pour ceux qui connaissent et n’aiment pas ce jeu.

Deuxième impression: Ça ressemble beaucoup à Magic: The Gathering. Donc peut être un bon point pour ceux qui connaissent et aiment ce jeu.

Le jeu donc. Ça se joue à 2, 3, ou 4. L’idée est que vous jouez un seigneur/suzerain même si ça n’a pas vraiment d’importance, et devez rassembler un maximum de provinces, duchés et domaines sous votre dominion. (cf: nom du jeu)

Pour ce faire, vous disposez à la base de 7 cartes pièces d’or, et 3 cartes domaines, en tout 10 cartes qui constitueront votre deck de base. Vous piochez 5 d’entre elles, et vous allez les utiliser pour acheter de nouvelles cartes, de valeurs différentes, qui viendront s’ajouter à votre deck. Vous aurez droit à une action et un achat par tour, dans cet ordre. Lorsque votre pioche est vide, vous mélangez votre défausse et l’utilisez comme nouveau deck. Ainsi, les cartes que vous achetez finissent toujours par se retrouver dans votre main pour que vous les jouiez, et on doit du coup jouer entre les priorités: Dois-je acheter des cartes « or » de plus grande valeur pour me permettre des achats plus importants plus tard, ou des cartes actions qui me donneront la possibilité de lancer des combos super efficaces? A quel moment commencer à acheter les cartes de victoire (province, duchés, domaines)? En effet, toutes les cartes que vous achetez ou recevez passent par votre main à un moment ou à un autre. Si vous achetez beaucoup de cartes de victoire, vous risquez de passer certains tours avec une main pleine de cartes qui ne vous procurent aucun avantage direct. A vous donc de gérer vos achats et de surveiller qui fait quoi également. Car la quantité de cartes que l’on peut acheter de chaque est limitée, et si un joueur fait main basse rapidement sur certaines d’entre elles, sa victoire en sera d’autant plus facile qu’elles feront défaut aux autres joueurs.

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Ce graphique n’a rien à voir avec Dominion, mais voyez à quoi vous échappez si vous ne jouez pas à magic! Dans magic ce genre de graphique est indispensable, dans dominion, on connait pas!

La partie se finit lorsque la pile de province est épuisée, ou que 3 autres piles quelconques le sont. Il faut donc essayer de compter où en sont les autres joueurs, pour essayer de les prendre de vitesse avant qu’ils n’aient constitué leur dominion, et lorsque déjà 2 tas de cartes sont épuisés, faire très attention où en sont les autres! Le tas de malédictions est souvent oublié, mais il compte également! Le jour où vous l’oublierez et la partie se soldera par votre défaite, tapez du poing sur la table et dites: « Malédiction! » pour au moins en rigoler.

Les différentes extensions, avec des noms comme « Intrigues » ou « Rivages » ajoutent de nouvelles cartes, et de nouveaux principes de jeux, un peu à la façon de Magic: The gathering justement. Cependant il faut bien garder à l’esprit que seulement 10 d’entre elles sont jouables à chaque partie (elles sont soit décidées, soit tirées aléatoirement) ce qui fait que même avec le jeu de base, on peut se trouver entre 2 parties avec des cartes disponibles totalement différentes. Je conseille cela dit un peu de retenue sur la partie « tirage totalement aléatoire des cartes » car certaines combinaisons sont assez improductives. Si vous ne disposez pas d’accélérateurs comme le village, le marché, le festival, la salle du trône, et pas de douves non plus, vous allez vous retrouver avec des parties très lentes, dont on ne voit pas le bout. Il arrive même parfois que la partie se finisse avec des scores négatifs, dans ce genre de cas! Attention, donc, à ne pas ruiner le fun du jeu ainsi. Alors si en plus vous ajoutez les extensions, la rejouabilité est extrême, mais vous pouvez arriver sur des pools de cartes super jouables et intéressantes, ou bien sur des parties à rallonge où tout le monde s’endort autour de la table. Sous certains aspects le jeu est plus complet qu’un jeu de magic, de part le fait que dans dominion, toutes les cartes seront jouables en fonction des parties, alors que plus il y a de cartes disponibles à magic, moins on en joue de différentes, et les parties peuvent se ressembler du moment que 2 joueurs ont des decks compétitifs dans le même format.

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L’avantage de dominion c’est aussi peut être qu’il n’y a pas autant de cartes entre lesquelles choisir!

Du coup, le jeu est au final plutôt intéressant, et pour le coup, pas besoin des extensions pour avoir une très bonne rejouabilité. Les parties peuvent être assez longues, tout dépend des cartes que l’on a, mais la réflexion et la stratégie sont de rigueur pour s’en sortir. Avoir quelques notions de deckbuilding peut aider également, ce qui fait de ce jeu une bonne passerelle entre les jeux de société classiques, et les jeux de cartes à collectionner dont les règles et les schémas de pensée sont plus complexes au premier abord. Un bon investissement donc, si vous cherchez un jeu durable sur lequel vous pourrez passer de longues soirées à triturer vos méninges.

Une version gratuite en ligne est disponible ici, qui ne nécessite que de s’inscrire pour jouer à la version de base. C’est en Anglais ceci dit, alors si la langue de Shakespeare vous abhorre, vous devrez passer par l’achat d’une boite!

Bon jeu!

Dominion – Filosofia

Akashar

Rédacteur chez Gameovert.net
Je joue à presque tout et j'aime ça. J'aime écrire aussi donc ça tombe bien.
Akashar
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Next Invisible inc.

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5 Commentaires

  1. Grobidüch
    juin 23, 20:56 Répondre

    Merci pour nous avoir parlé de ce jeu, je ne connaissais pas. Les jeux de cartes je n’y ai jamais joué sauf… dans HearthStone de Blizzard. Donc pas en vrai. Intéressant, instructif et drôle. Bravo. Je suis super content de découvrir des trucs. Au moins on se fait plaisir entre nous ! Mouhahaha…stop.

  2. Trollinet
    juin 23, 20:58 Répondre

    Très bon résumé du jeu, en effet.
    Le principal reproche qui lui est généralement fait est le manque d’interaction à première vue. Sauf que quand on cumule les parties, on se rend bien compte que, même si les interactions sont en effet assez indirectes, elles sont bel et bien là grâce à un moteur essentiel du jeu : Trouver le moment de rupture idéal entre la phase « je construis mon deck pour le rendre efficace » et la phase « je profite de mon deck bien construit pour enfin acheter les points de victoire », ce qui déclenche alors inévitablement la fin de la partie.
    Et quand on voit que les autres ont commencé à enclencher cette 2ème phase, on sent vraiment cette tension du dilemme interne en se demandant s’il vaut mieux encore passer 1 ou 2 tours à monter son deck ou bien s’il faut ne pas laisser les autres prendre trop d’avance.

    • Akashar
      juin 23, 21:40 Répondre

      Oui, et honnêtement ce dilemme comme tu dis c’est ce qui fait toute la stratégie du jeu, et qui le rend si intéressant! Les interactions peuvent être nombreuses ou pas, tout dépends des parties et des cartes en fait! Parfois les seules interactions sont de savoir quand terminer une pile de cartes finalement, mais ça reste à bien peser. Une agréable surprise ce jeu, si je me souvenais qui me l’a conseillé je le remercierais tiens!

  3. Grobidüch
    juin 23, 21:04 Répondre

    Vous allez trouver ça con, mais moi un jeu de cartes avec de jolies illustrations, ça ajoute à l’envie d’y jouer.

    • Akashar
      juin 23, 21:42 Répondre

      Les illustrations c’est très important, encore plus dans les jeux de cartes à collectionner évidemment! Moi Magic c’est un mix du jeu et de son esthétique qui m’ont conquis, pas le jeu simplement. Dominion c’est différent, c’est aussi un jeu de société donc pas le même budget pour les illustrations, même si elles sont loin d’être moches non plus!

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