Ces jeux vidéo dont on se souvient

Ces jeux vidéo dont on se souvient

Pendant les années 90 (J’étais jeune, j’étais beau, j’étais invincible!) je n’avais pas beaucoup accès, ni aux jeux vidéo, ni à internet. J’ai joué à très peu de jeux, mais à chaque fois, c’était très intense. Certains d’entre eux sont restés dans ma mémoire comme des expériences uniques, qui m’ont fait rêver. Allez savoir pourquoi, je n’ai joué presque qu’à des STR, mais en tous cas, tous ces jeux étaient vraiment exceptionnels. Je ne les ai pas joué dans l’ordre de leur sortie, mais plutôt comme j’ai pu, quand mes copains me filaient un cd gravé qui ne marchait pas une fois sur deux, ou chez eux, à tour de rôle, ou dans des tournois endiablés à la médiathèque du coin sur des PC plus vieux que moi. (J’étais jeune, certes, mais quand même ça fait vieux pour un pc)

 

Tout a commencé avec Pharaon, de Sierra, un jeu qui vous met simplement dans la peau d’un pharaon. (Dingue!) Tout au long du jeu, vous devrez faire prospérer votre dynastie, repousser les invasions ennemies, tout en apaisant les dieux. Ça parait simple comme ça, mais vous devrez aussi contenter votre population, la nourrir, la soigner, la divertir, gagner de l’argent… Tous les ans vous recevez le bilan de l’année passée, avec pertes et profits. N’oubliez pas non plus de faire du commerce avec vos voisins pour acquérir les denrées dont vous avez besoin et vendre vos surplus, car l’or ne pousse pas sur les arbres. Ce jeu fait partie de la série de jeux « éducatifs » faits par Sierra à l’époque, de laquelle faisaient partie les Caesar I, II, III, IV, Caesar V: Le retour de Jules, Caesar VI: La vengeance de Cléopatre, Caesar VII: Empereur de la terre et le très fameux Caesar VIII: Jules César VS Prédator (Certains des titres peuvent avoir été inventés dans cet article). Il y avait aussi Zeus, maître de l’olympe qui est arrivé plus tard, mais honnêtement, et de l’avis d’une personne qui y a joué (moi), Pharaon, c’est le top.

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Le mec s’appelle On. Il a un phare. Son phare, c’est le Phare, a On. Vous me suivez?

J’y ai personnellement passé plus d’heure que je n’aurais du, mais pas autant que j’aurais voulu parfois! On se laisse vraiment entraîner par les péripéties, on suit avec plaisir les passants dans sa ville, avec qui il faudra discuter pour savoir ce qui ne va pas. Beaucoup de leurs répliques sont d’ailleurs parlées, ce qui donne une profondeur très agréable, et rend le jeu encore plus immersif.

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Tu vois le bonhomme qui pousse son chariot là? Il a dit qu’il m’aimait! Dingue! Allez je baisse les impôts!

Un jeu que vous ne risquez pas d’avoir oublié si vous y avez un jour joué, car tout y est réussi. La musique, les graphismes encore corrects pour un jeu d’aujourd’hui, (Il manque peut être simplement d’options graphiques, sur très grand écran ça bave un peu) mais surtout, surtout, un système tellement simple et à la fois tellement complet! On peut se perdre facilement dans l’histoire en allant chercher toujours plus loin, l’eau à la source, le nil, les inondations, et je ne parle même pas ni des nombreuses missions supplémentaires à la campagne principale, et Dieu me garde d’aborder ici le sujet de l’éditeur de cartes!!

Alors en fait, l’éditeur de cartes, est à la fois très simple et très complet. On peut y faire tout ce qu’on voit dans les missions classiques pour peu qu’on veuille en prendre le temps, et une fois qu’on a pris le coup de main, on se retrouve comme moi à créer cartes sur cartes pour ne les jouer que 5 minutes chacune, juste pour le plaisir de voir ce qu’on avait prévu se vérifier ou échouer lamentablement. Pharaon, plus qu’une période, une étape! Mais qui dit étape, dit que l’on ne s’est pas arrêté là…

 

TOTAL ANNIHILATION. Je peux encore réciter de tête la narration de l’introduction ( 15 ans après, mais c’est vrai que j’y rejoue régulièrement, et que je ne me prive pas de regarder à chaque fois de nouveau cette merveilleuse cinématique, ici en anglais.)

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Ce qui a commencé par un désaccord concernant le transfert de conscience dans des machines, à dégénéré en une guerre meurtrière, ravageant des millions de planètes. Dans leur lutte pour la domination, les force du CORE, et de l’ARM, n’ont finalement réussi qu’à épuiser toutes les ressources de la galaxie. Les deux armées sont aujourd’hui exténuées et affaiblies par les combats. Néanmoins, leurs dernières forces luttent encore sur des planètes ravagées, leur haine attisée par plus de 4 millénaires de guerre globale. C’est une lutte à mort, dans laquelle chaque camp ne peut concevoir qu’une seule issue possible, l’extermination totale de l’autre…… Et musique! Et bim! Je la savais encore par coeur!

Si vous n’avez pas joué à Total Annihilation et que la cinématique ou la narration ne vous ont pas conquis, ne le testez pas! La cinématique dépeint exactement ce à quoi vous aurez droit en jeu! Çà pète dans tous les sens, ça grince, ça vrombit, c’est la folie! Et si vous y avez déjà joué et qu’à l’époque vous étiez curieux, comme moi, vous avez surement essayé de mettre l’un ou l’autre des cd de jeu dans votre lecteur de cd pour la musique, et oh, surprise, passé la plage 1 ou il n’y avait rien, vous aviez droit à 16 magnifiques plages d’une musique classique qui ne dépareillerait pas sur aucun des titres actuels (Jeremy Soule, anyone? C’était déjà lui!) Vous vous rappellerez surement aussi les batailles multijoueurs endiablées, dont le but n’était pas simplement de battre l’adversaire, mais aussi de lui infliger les pertes les plus dantesques. Le tout à coup de n’importe quelle arme sur laquelle vous mettiez vos pattes velues, du robot de combat au missile nucléaire, en passant par les artilleries à portée continentale, et en avant! C’était le bon temps… Mais comme chaque bonne chose, ça ne peut pas durer. Le jour doit bien venir ou vous cassez le cd que vous avez emprunté (volé) à votre super pote, et à ce moment là, en plus de vous être dit « Là, je pourrais plus jamais lui rendre, pardon Tim! » vous avez aussi pensé « quelle poisse, j’aurais du le graver. » Du coup, vous avez du passer à autre chose, la larme à l’œil. Et honnêtement, il sera difficile d’oublier un tel titre, parce que c’était le meilleur!

 

Mais, à ce moment là, vous aviez un copain fan de star wars, qui vous a présenté ce que vous avez d’abord pris pour un mod d’age of empires II, puis tout de suite pris en affection, je parle bien sur de Star Wars: Galactic Battlegrounds.

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Sérieusement? Vous avez 5 secondes pour me dire si c’est Age of Empires II ou Star Wars Galactic Battlegrounds.

Et vous en avez passé des heures là aussi! Aussi parce que vous aviez une médiathèque pas loin de chez vous ou vous pouviez pour quelques francs, puis 1 euro,  guerroyer avec des copains pendant des heures. C’était l’époque où regarder quelqu’un jouer était tellement bien que ça suffisait, si on n’avait pas d’argent. La (les) campagne solo étaient aussi très sympas, et le gameplay quasiment identique à Age of empires II (avec quelques nouveautés bienvenues, comme pour la gestion des élevages) en faisait un jeu à la prise en main simple et rapide, et très intuitif. Et surtout super fun, avec les musiques originales des films, les clins d’oeil à feu l’univers étendu, (les codes de révélation de la carte permettaient souvent de découvrir une unité autrement insaisissable, je ne vous dis que ça) et les codes de triche, justement, un classique quand on a joué à Age of Empires I et II. Tout ce beau mélange donnait un jeu certes copié collé d’Age of Empires, mais honnêtement, ça ne m’a jamais dérangé. La plupart des conversions entre les rôles des unités depuis AOE II étaient rudement bien faites, et là ou les développeurs ont du user de leur imagination, c’était plutôt bien pensé. Si vous avez l’occasion de vous y replonger, allez-y sans crainte! C’est encore aujourd’hui, un solide titre!

Mais vous grandissiez, vous aviez besoin de plus, de jeux nouveaux et différents,et là, , vous testez ce qui deviendra pour vous le maître étalon des jeux du genre à l’avenir, j’ai nommé…

Counter strike. Rien à voir avec les jeux précédents, mais ce jeu est une légende vivante, encore aujourd’hui. Depuis la 1.1, on a eu jusqu’à la 1.6, condition zero, source, et maintenant global offensive. Nul doute que lorsque le nouveau moteur de valve (lien en anglais) arrivera sur la scène, avec (espérons le) le nouveau Half life, le nouveau counter strike arrivera également. Ce jeu a commencé par un mod sur le premier half life, créé par des copains, qui, lorsque le nombre de téléchargements à explosé, ont d’abord été surpris, puis embauchés par Valve. Bien vu, Valve. Ca nous a permis d’avoir un jeu génial à se mettre sous la dent, sur lequel les meilleurs joueurs du monde sont encore en train de s’éclater, des années après.

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Ne me dites pas que vous vous ne rappelez pas de cette image!

Counter Strike, c’est un gameplay rapide, intense, et jouissif, qui pardonne très peu la lenteur et basé sur des réflexes surhumains. Perso, j’ai beaucoup joué en lan, mais dès qu’on arrive sur internet, aïe. On a l’impression d’être un gamin de maternelle pendant un match de foot allemagne-brésil. Avec, grosso modo, le même résultat. Du coup, même si je joue toujours à Counter Strike, c’est de loin, j’ai ravalé ma fierté et lorsqu’on me parle de jeu en ligne je rit doucement. Pas pour moi, les gars…

 

 

En élargissant ses horizons de jeu, on a aussi découvert de nouveaux genres musicaux, comme le métal par exemple, grâce à Descent II dont la bande originale est aussi tellement réussie que je l’ai toujours quelque part sur mon MP4… A défaut d’avoir le jeu, qui lui est perdu quelque part sous des montagnes de CD d’un age antédiluvien, et dont je suis à peu près sur qu’il ne marche plus. A ce propos, même topo que pour Total Annihilation, le mettre dans son lecteur cd donnait accès à la musique, c’était sympa. Le jeu pouvait être atrocement dur, et la légende raconte qu’il est la raison de l’avertissement sur l’épilepsie dans les manuels de jeux vidéo…

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Plus il y a de pixels dans une image, moins on les remarque. Ici, on peut les compter! Il y en a 27!

Vous deviez descendre dans des mines infestées de robots pour sauver des types, tout en récupérant divers items et upgrades. Le tout aidé par un petit robot qu’il fallait généralement libérer en début de niveau. Certains niveaux, justement, ne pouvaient pas être finis sans l’avoir avec soi, et si vous oubliiez de le prendre ou ne l’aviez pas vu, too bad! Il était impossible de faire demi tour! Ha! Sans parler des couleurs tellement horribles parfois qu’on ne voyait pas les ouvertures de couloirs, du aux éclairages ignobles. Comme ça, on dirait que j’ai pas aimé, mais en fait, si, promis! Cependant, après des heures de frustration, il fallait bien se détendre avec quelque chose de nouveau, et au diable la qualité des graphismes.

 

Au royaume des pixels, Empire Earth est bien le roi, et à l’époque on était très impatients de découvrir un STR qui permettait de voir ses unités en 3d. On a vite compris qu’il valait mieux garder la vision en 3d isiométrique, vu la beauté légendaire des personnages quand on les voyait de trop près:

Empire earth

Les modèles d’age of empires 2, mais en 3d grosso modo

Mais ce qu’on aimait chez Empire earth, c’était tous les ages que rassemblait le jeu, une sacrée peignée pour un titre qui n’était pas civilization, et commencer à la préhistoire pour finir à l’age spatial avec les super robots qui tuent, ça, ça n’a pas de prix. On citera également pêle mêle les prophètes qui permettaient de déchaîner des calamités sur les ennemis, les animations à mourir de rire, l’humour omniprésent du premier volet, tout ce qui faisait de ce jeu une réussite à tous égards. Maintenant imaginez qu’ils aient fait des suites à ce jeu en enlevant au fur et à mesure tout ce qui marchait avant? Vous aurez un aperçu du processus de production d’empire earth II et III. Qu’est ce qu’on rigole tiens!

 

Et puis il y a eu les autres, quand même pas mal quand on y pense, Rogue Squadron, Unreal Tournament, Age Of Empires, Légion, tout un tas de jeu qui, déjà dans les années 90, nous faisaient rêver par les univers qu’ils nous faisaient apercevoir et découvrir. Quelques fois, il suffit de se replonger dans les vieux trucs qu’on a aimé auparavant pour retrouver une partie de son enfance, et replonger quelques heures dans ses souvenirs. Et ça ne fait pas de mal, bien au contraire!

Amusez-vous bien!

Akashar

Rédacteur chez Gameovert.net
Je joue à presque tout et j'aime ça. J'aime écrire aussi donc ça tombe bien.
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1 commentaire

  1. Grobidüch
    juin 30, 21:53 Répondre

    Empire Earth, j’avais adoré, hélas, les suites ont été un peu décevantes, mais Total Annihilation, longtemps LA référence me concernant. Et cette musique, digne des meilleurs films hollywoodiens. Je suis bien plus vieux que toi, et j’ai joué à tous ces jeux, sauf Descent II. Enfin si, mais je n’ai pas aimé. Dans les vieux jeux, j’ai trois références (si je ne devais retenir que celles-ci):
    – Duke Nukem 3D (pour toutes les nuits LAN que j’ai passées avec mes amis)
    – Total Annihilation
    – Dune 2000
    Voilà, ah oui, et Carmageddon. Mais j’ai beaucoup joué à Caesar IV (je crois que c’est le IV) aussi. Bravo !

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