Grey Goo

L'affaire Grey Goo rit ...

Grey Goo est sorti il y a déjà quelques temps, en janvier 2015 je crois. Mais j’ai découvert ce jeu quand Steam nous l’a mis à disposition tout un week-end. Il m’a tellement rappelé les bons moments dans Command & Conquer, voire Total Annihilation, que je me le suis procuré pour, aujourd’hui, vous en faire une petite chronique.

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Genre: Statégie

Support: PC

Langues: Anglais, Français (sous-titres)

Editeur: Grey Box

  Dispo chez Steam

L’histoire se passe sur Ecosystème 9 (Prononcez écosysseutèmeu neufeu, si vous êtes Marseillais, sinon c’est Eïkeusysteum Naïne). Trois factions vont, pour le dire franchement, se foutre sur la gueule pour maîtriser le monde et surtout la seule ressource disponible: El Catalysero ! Bon en fait c’est le Catalyseur. Vous aurez plusieurs choix pour appréhender le jeu, mais je vous conseille vivement l’excellente campagne.

Ces trois factions, les Betas, les Humains, et les Goo (nom qui peut porter à sourire, mais bon, en jeu, c’est tout visqueux), ne se jouent pas du tout de la même manière. Déjà, ils ne peuvent pas construire les mêmes choses.

  • Les Betas, éternels brimés et sans domicile fixe, genre d’humanoïde sans pif, espèrent se refaire sur Ecosystem Nine en amassant le max de ressources. Ils savent construire et s’étendre facilement, sous réserve d’avoir suffisamment de ressources justement ! Je pense que c’est la faction la plus « abordable » pour débuter, et je pense que c’est pour cela que la campagne commence par les Betas. Oui, il m’arrive de penser. Leurs unités et leurs constructions sont de type très classique. Vous ne serez pas perdus. Leur catalogue d’unités dispos est intéressant et bien fourni.
  • Les Humains, venus explorer, ne vont pas pouvoir se déployer comme bon leur semble, leur technologie n’est pas prévue pour. Mais ils auront, pour se faire, la possibilité de créer des « Conduits », une sorte de quais pour pouvoir agrandir leur base. Une des grosses différences avec les Betas, c’est qu’ils peuvent construire des tourelles de défense. Et croyez-moi, elles sont efficaces ! J’aime les tourelles. Dans les jeux de stratégie, qu’ils soient futuristes ou médiévaux, je me fais à chaque fois une joie de déployer des tourelles. Je suis tourelleux en quelques sortes. Les stuctures des humains sont assez proches de celles des Betas.
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Les barres sont les conduits qui permettent aux humains d’étendre leur base, contrairement aux Betas qui, eux, peuvent déployer un centre où bon leur semble. Genre je m’installe quoi.

  • Quant aux Goo, c’est autre chose. Un gameplay qui fera soit des émules, soit des réfractaires. Je dois bien vous avouer, même si j’ai bien pris la mesure de leur particularité
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    Protéiforme visqueux. Redoutable !

    et qu’ils pouvaient être très intéressants à jouer, que j’ai eu, au départ, un peu de mal à les appréhender. Les Goo ne construisent pas. Ils sont visqueux, et ils se divisent ! Je vous conseille vraiment de faire la campagne pour en connaitre les rouages, car c’est la faction, comme je disais, la plus étrange à jouer. Je vous explique un peu:

    Les Beta ou les Humains, au départ, ont leur gros centre, permettant de construire des unités de production (usines, extracteurs, améliorations etc…, des bâtiments quoi). En revanche, concernant les Goo, vous débutez avec une Mère Goo, sorte de gros truc noir visqueux, que vous allez placer sur un nœud de Catalyseur. Elle va s’enrichir, grossir et vous pourrez la diviser en « Protéiformes » plus ou moins grands, qui, selon leur taille, pourront eux-mêmes faire sortir des trucs visqueux qui vous défendront ou attaqueront, selon vos ordres. Privilège de cette faction: certaines de ses unités peuvent passer partout sur la map (montagnes, murs etc…). J’ai bien aimé leur protéiforme qui bouffe les unités adverses. Des Betas arrivaient à 4 ou 5, mon protéiforme s’est avancé vers eux et les a… engloutis ! Les ennemis avaient disparu ! Niec niec niec niec… Par contre, si vous avez des difficultés avec la langue Goo… c’te honte… Moi j’ai tout compris ce qu’ils m’ont dit ! La preuve: Gritzdigligli !

En tant qu’adversaires,  j’ai bien détesté les Goo. Ils sont trop difficiles à battre. Et je refuse de jouer contre un pote qui les prendrait. C’est dit ! Bref, je vous le dis, dans Grey Goo, il y a matière (visqueuse) à pratiquer plusieurs gameplays.

Pour parler de la construction, et plus particulièrement celle des Betas et des Humains, on pose par exemple une usine à « unités d’attaques » sur le sol, et sur chaque extrémité de cette usine, on peut lui accoler des extensions Aériennes, d’unités lourdes etc… ceci sur quasi n’importe quel élément construit. Moyennant des ressources toujours, on peut améliorer sa défense, ses attaques etc…

Il est important de dire que les nœuds de ressources, ne sont pas inépuisables. Il faudra sortir de votre coin pour en trouver d’autres et les exploiter… si personne ne vous les a piqués ! Je vous rappelle que c’est un peu la course aux ressources. Enfin à LA ressource.

Les graphismes sont très sympas, et les effets spéciaux magnifiques. Quant à la bande sonore, sans parler de la musique qui est assez bien foutue, les bruits… hmm comme j’aime ces fiuuuuchhh Vvvuvvu Spichhh ! Ambiance réussie !

Il y a quelques points sombres cependant dans Grey Goo. Déjà un niveau de zoom arrière inexistant. On ne peut pas dé-zoomer. Et quand la base est énorme, c’est pénible. Le jeu est long à démarrer aussi. Je le précise car il est pourtant installé sur un disque SSD. Et un truc un peu… con, je trouve, c’est qu’on peut sauvegarder, mais pour quitter la partie, il faut cliquer sur « Se rendre ». Notre base explose, et on a perdu. Alors ce n’est pas grave puisqu’on peut charger sa sauvegarde, mais bon… étrange. Je ne me rends jamais monsieur ! Je fais une pause, pour méditer ma stratégie !

Le gros point noir, pour moi, c’est en mode escarmouche. Si vous choisissez de jouer en 2 contre 2, donc vous avec un allié contre 2 i.a., vous verrez que cette autre faction, pourtant dans votre équipe, ne vous défendra pas même quand vous êtes attaqués devant elle. Pire, quand j’ai choisi les goos pour m’accompagner, ils me piquaient carrément mes ressources (j’avais pourtant mes foreuses qui bossaient sur le gisement). En gros, avoir une I.A. dans votre équipe, c’est ignorance à tout va. Pour moi le mot équipe signifie association, entraide. Donc oubliez cette idée.

Et je ne vous parle pas de l’I.A. adverse complètement cheatée. Je monte mon escarmouche, je prends les Goos dans mon équipe, je me colle des humains en face, en mode facile et je commence la partie. Au bout de 10 minutes montre en main, les humains arrivent avec une centaines d’unités et me défonce comme jamais je n’ai été défoncé ! Moi, en construisant sans temps mort, je n’avais réussi à sortir que 20 unités d’attaque !

Sinon, notez aussi, qu’il y a un éditeur de map à votre disposition. Je ne l’ai pas testé, mais il devrait pouvoir vous aider à élaborer des cartes pour jouer entre amis. Grey Goo est pour moi une très agréable surprise, si je m’en tiens à la campagne. Fidèle aux anciens rouages des STR d’antan, pas une révolution (quoique avec ses Goos…), mais un bon jeu quand même. En annexe je vous glisse les listes des unités de chaque faction. Vous trouverez sur le site de l’éditeur Grey Box, de superbes tableaux identiques sur les structures.

Privilégiez Grey Goo en multijoueur, mais oubliez les batailles contre l’I.A.

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Grobidüch

Redacteur en mi-chef chez Gameovert.net
Joueur mauvais depuis la fin du jurassique, je n'ai pas de préférence (PC, Mac, Consoles, courses, jdr, stratégie, etc...) mon principal but est de vivre de belles histoires et de me marrer accessoirement.
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Grey Goo

7

Amusement

7.0/10

Graphismes - effets spéciaux

7.0/10

Gameplay

7.0/10

Les plus:

  • Ambiance
  • Gameplay rappelant la bonne époque de C&C.
  • Sons
  • Les Goos
  • Bien entre amis.

Les moins:

  • Dé-zoom impossible
  • Goo très sympas mais très difficiles à battre.
  • i.a. en coop complètement naze.
  • Equilibrage entre faction pas terrible.
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