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Salut tout le monde, nous revenons avec toute l’équipe de Gameovert.net sur cinq jours de festival complètement dingues, je vous annonce, on est complètement claqués ! On a vu, on a testé des jeux dans tous les sens, et on a rencontré des personnes en or. Je vais donc vous faire une petite review de mes moments préférés de ce Festival International des Jeux de Cannes édition 2026.

Mais commençons par le moins du festival, la journée « pro », je vous explique :

Mercredi matin, nous sommes arrivés pour récupérer nos pass presse. Le salon devait initialement être ouvert du mercredi matin au jeudi midi pour la presse et les professionnels, puis à partir de 14h pour les détenteurs de pass privilèges, avant d’accueillir le grand public du vendredi au Dimanche. Cela nous laissait donc pas mal de temps pour tester des jeux et partir à la recherche des perles rares du salon avant la grosse affluence du Vendredi.

Mais à notre grande surprise, en arrivant le mercredi, seuls les espaces de présentation étaient ouverts et le salon, quant à lui, était fermé et non prêt. Je dois avouer que ça a été une vraie douche froide. Nous n’avions reçu aucune communication ni explication à ce sujet. D’ailleurs, beaucoup de professionnels se sont étonnés le jour même, de cet évènement. Nous ne savons toujours pas pourquoi le salon n’a pas ouvert comme prévu ce jour-là.

Malgré tout, cela ne nous a pas empêché de nous adapter à la situation (et oui un Dupont a toujours plus d’un tour dans son chapeau) et nous nous sommes donc dirigés vers les espaces de présentation des nouveautés 2026

Mais je laisserai mon cher DuponD vous présenter cela dans un prochain article.

Pour ma part, je vais commencer par mon coup de cœur. J’ai adoré le jeu Phoenix, de Yannick Gobert et Alexandre Droit et illustré par Martin Maigret. Ce jeu édité par Lubee est une petite pépite à mes yeux. C’est un jeu familial dont le but est de reconstituer son propre phoenix en récupérant des tuiles au centre du plateau, afin de créer la plus belle créature possible.

Bien sûr, il y a un système de score, ainsi qu’une dimension tactique pour tenter de récupérer les meilleures tuiles au bon moment. Mais au-delà de ça, c’est surtout un jeu très esthétique, agréable à jouer, et qui fonctionne particulièrement bien autour de la table grâce à son côté fun et interactif.

 

 

J’aimerais ensuite vous présentez ma deuxième découverte du festival, un jeu intitulé Emblèmes, de Adrien Bonnard et Romaric Galonnier, illustré par Janice Perreux et édité par Savana. Le principe est simple : embêter les autres joueurs autant que possible. Concrètement, chacun pioche des cartes face cachée, en choisis une et la place stratégiquement, avec pour objectif d’obtenir la meilleure position à la fin de chaque tour. Une fois toutes les cartes posées, on compte les pièces gagnées en fonction des placements. On enchaine les manches et celui qui a le plus de pièce remporte la partie.

Le jeu rappelle un peu Oriflamme dans son esprit, mais avec une dimension supplémentaire : il est possible de jouer sur trois niveaux distincts — le château, le village et le port. Cela ouvre davantage de possibilités stratégiques.

Les cartes, numérotées de 1 à 15, sont uniques et chaque joueur à les mêmes, ce qui oblige à bien gérer sa main et à anticiper les actions des autres joueurs. D’autant plus que certaines mécaniques permettent de bouleverser les positions au dernier moment, rendant chaque tour particulièrement dynamique et imprévisible.

 

 

Ensuite, avec DuponD, nous avons participé aux nuits du Off, où nous avons découvert un prototype intitulé Panique au pays des hommes-livres de David Doukhan et Virgile Gaillard. Pour vous le résumer simplement : il s’agit d’un jeu centré sur l’univers des livres, dans lequel nous incarnons des homme-livres (Davi, Uno, Mary ou Piro), de petits ouvrages dotés de bras en crayons et des pieds d’encre. Notre objectif est d’empêcher les massacreurs (d’anciens homme-livres à qui on a déchiré, brûlé et déchiqueté les pages pour les rendre idiots) d’entrer dans la grande bibliothèque-Monde, qui doit être absolument protégée.

En parallèle, le Maitre des Massacreurs cherche à détruire le Libermundi (le livre du savoir), la pièce maîtresse de cette bibliothèque.

Par tous les moyens, il tentera de s’en emparer, ce qui entraînerait ni plus ni moins que la disparition du savoir dans le monde.

L’univers (le lore) est donc particulièrement riche et captivant même s’il reste encore quelques ajustements mécaniques à effectuer. Ce jeu qui se joue de 2-4 joueurs est prévu pour joueurs initiés et dure environ 60 min.

Honnêtement, c’est l’une des très belles surprises de ce festival. Et pour en savoir plus, voici un lien vers la page du jeu ICI

 

 

Qu’est-ce que je peux vous dire d’autre sur le festival ? Nous avons également découvert un petit jeu familial/enfants intitulé Apou !, aperçu sur le stand professionnel de PTS. C’est un jeu de Gilles Beaumé et illustré par Lucile Mathieu, edité par No One Games. Sa sortie est prévue pour avril prochain.

Il s’agit d’un jeu de cartes amusant qui mêle enchères, bluff et stratégie, avec pour objectif de conquérir des territoires en remportant un nombre de pli égale à notre prédiction en fonction des cartes que nous auront en main, un peu comme un Skull King. Apou ! se joue de 2 à 4 joueurs, à partir de 7 ans, pour des parties d’environ 30 minutes.

Vous trouverez ICI un aperçu des règles ainsi que LA un test pour savoir à quelle famille vous appartenez.

 

 

Samedi, nous avons joué avec DuponD à Château Rossignol, de Bruno Cathala et Eliette et Jeremy Fraile et illustré par Vincent Dutrait pour une édition de SandCastle Games. C’est un jeu asymétrique dans lequel un joueur incarne un voleur qui tente de dérober des statuettes cachées dans des vases, tout en évitant de faire grincer le plancher. En effet, au moindre bruit, sa position est révélée au samouraï qui garde le château, et qui peut alors tenter de l’attraper. Le voleur devra donc planifier son déplacement symbolisé par des traces de pas et si il est habile, il disparaitra ensuite. Au samouraï de bien prévoir sur quelle couleur le voleur se déplacera pour le prendre la main dans le sac ! Un jeu du chat et de la souris bien exécuté avec des pouvoirs pour chaque joueurs pour retourner une situation parfois désespérée.

Le jeu s’inspire des anciens planchers japonais, appelés « planchers rossignols », qui produisaient volontairement un son semblable au chant d’un oiseau lorsque quelqu’un marchait dessus. Ce système permettait aux gardes de repérer la présence d’intrus simplement grâce au bruit.

 

 

Puis dans l’après-midi nous avons vu Archéo, un jeu nominé aux As d’or Enfant. C’est un jeu de Thomas Favrelière et Adrien Pédron, illustré par Maia Zeidan et édité par Gigamic, très malin mêlant dextérité et fouilles. Un jeu ludique où les enfants de 5 ans et plus peuvent s’amuser et apprendre en famille. A son tour il va falloir creuser avec sa pelle, c’est-à-dire par un mécanisme de ventouse récupérer des tuiles qui auront soit des cailloux, soit des morceaux de fossiles de dinosaures. Il faudra donc faire attention à ce que vous récupérer pour ne pas casser votre matériel et finir les fouilles !

 

 

Pour finir, autre jeu, autre ambiance avec Les Caprices du Roi de Derek Croxton et illustré par Jocelyn Millet et Louis Gennart pour Origames. Draftez des cartes pour former une coalition qui essayera d’assouvir les différents objectifs/caprices du roi. En effet Paysan, Artisane, Bourgeoise, Chevalier, Clerc, Marchand, Noble et Ministre nous servirons a créer la meilleure main pour valider nos objectifs. Un jeu mêlant stratégie, malice et opportunisme, autant vous dire que les parties étaient enflammés dans le retour en train.

PS : Il faut lire les cartes bordel !!!

 

 

Je termine donc cette petite review du FIJ 2026, pour saluer tous les acteurs du jeu qui ont fait encore un fois un super boulot: éditeurs, bénévoles, auteurs, illustrateurs, le pôle JDR (qui à mon gout est largement sous-estimé sur le festival), le GRAAL, les assos présentes pour animer les jeux, l’organisation du festival en lui-même qui, malgré la première journée un peu chaotique, a assuré sur les autres jours. Et comme disait un grand philosophe « Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres »

C’est grâce à vous tous que le FIJ existe et c’est pour cela que nous passons toujours d’excellents moments en votre compagnie. On se dit à l’année prochaine pour les 40 ans du festival. Et vous chers lecteurs, à très vite pour de nouveaux articles.

 

DuponT

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