Pillars of Eternity 2 : Deadfire

Pillars of Eternity 2 : Deadfire

Pillars Of Eternity 2Titre : Pillars of Eternity 2 : Deadfire
Genre : RPG, combats  pause active et tour par tour pour les bateaux.
Français : textes
Développeur : Obsidian Entertainment
Éditeur : Versus Evil, Obsidian Entertainment
Date de parution : 8 mai 2018

On prend les mêmes et on continue. On aurait pu résumer la suite de Pillars of Eternity ainsi, mais Deadfire est quand même un peu plus que ça et on va en causer.

Avant tout, il est utile de dire qu’il n’y a pas très longtemps que je joue aux jeux de rôle de combats au pause active. Je n’aimais pas ça, ou disons que je n’étais pas prêt. Je n’ai donc jamais joué à Baldur’gate. C’est Divinity Original Sin qui m’a amené à ce genre de combats où on prend son temps, soit au tour par tour, soit avec la pause active comme ici. J’ai adoré Pillars of Eternity, premier du nom, même si à la fin, j’ai complètement merdé et terminé le jeu en laissant un monde à feu et à sang. Je jouais full gentil, et une réponse à un PNJ qui me paraissait anodine m’a complètement fait bifurquer du côté obscur. Par manque de temps, je n’ai jamais recommencé, ni-même rechargé une sauvegarde pour récupérer ma bêtise; mais était-ce vraiment une bêtise ? Il faut assumer dans la vie…

Pillars of Eternity 2 : Deadfire est donc une suite, et quand vous lancez le jeu, on vous demande si vous voulez utiliser la dernière sauvegarde du 1er chapitre. J’avoue avoir longtemps hésité. Commencer l’aventure comme un gros méchant ou looser me motivait moyennement, mais je l’ai fait, pour voir ce qui m’attendait. Et puis j’ai fait machine arrière. Je me suis dit, commençons le jeu comme si je n’avais jamais acheté le premier opus. Est-ce un désavantage ? Non. L’histoire est suffisamment rappelée pour savoir d’où vous partez: vous n’êtes plus qu’un esprit, et les dieux veulent bien vous redonner de la peau sur les os, mais il va falloir accomplir une tâche. Bah oui, on n’a rien sans rien mince ! Eothas a pris « vie » et tout géant qu’il est, arpente plaines, montagnes et mers d’Eora en bouffant toutes les âmes qui traînent et en sirotant la puissance magique Idra. Bon, un dieu géant, ok, c’est un sacré morceau. Voici le fil rouge de l’histoire, de ce roman devrais-je dire. Pillars of Eternity 2 : Deadfire est un véritable récit passionnant. Ça ne m’avait pas autant marqué dans le premier épisode. Cette quête principale n’est pas ce qu’il y a de meilleur dans le jeu, c’est la richesse des quêtes annexes (liées ou non à l’histoire principale) qui en font un jeu très profond.

Une fois le contrat signé avec la déesse qui supervise votre retour à la vie, vous voilà sur un bateau qui porte bien son nom,le Défi, et gros manque de bol, attaque de pirates et tempête, vous finissez échoué sur une plage près de Port Maje. C’est ici que débute vraiment votre périple. Il va falloir réparer le bateau, trouver de l’équipage, de la nourriture, et enquêter sur les projets du Géant Vert (Eothas). Comme j’ai été content de retrouver Eder. Je l’aimais beaucoup ce personnage. Et oui, on retrouve, au fur et à mesure de l’histoire, de nouveaux héros, mais aussi d’anciens compagnons. Notez que chaque compagnon a sa propre histoire avec ses problèmes, ses joies, etc. Parfois il vous faudra parler avec eux et très souvent régler des quêtes liées à leur background. Toutefois, si tout ça vous gonfle (et c’est vraiment triste), vous pourrez créer des héros de toutes pièces et pourrez même les appeler Jojo ou Pierrette, mais ils n’auront pas de lore. Avouez que c’est dommage.

Pillars of Eternity 2La création de votre Avatar, même si vous reprenez la dernière sauvegarde de Pillars of Eternity, est très complète. Elle pourra vous prendre beaucoup, beaucoup de temps. Il est possible de faire des héros hybrides (multiclasse), permettant ainsi un vaste panel de configuration. J’ai fait un archer simple classe, plus facile à maîtriser, je suis un nouveau dans ce monde je vous le rappelle. De fait, Eder l’archer, quand je l’ai rencontré et inclus dans mon équipe, il m’a demandé ce que je souhaitais de lui: je l’ai désigné tank. Oui cessez tout « ouhhouuhtisme ». Soit vous gardez la classe d’origine des protagonistes, soit vous l’adaptez à vos besoins: c’est ce que j’ai fait. Il y a une grande liberté dans Pillars of Eternity 2 : Deadfire. Votre équipe va changer tout au long de l’histoire, rien n’est figé. On se promène dans le monde d’abord en mode « icône », un peu comme certains JRPG. Puis, une fois dans une ville ou lieu important, tout repasse en 3D isométrique. Pillars of Eternity 2 : Deadfire évolue aussi, sur certaines actions, en mode « livre dont vous êtes le héros. Un récit, un jet de dés, et on passe ou non à la suite. C’est vraiment très agréable et on se laisse porter. Pour ceux qui n’aiment pas lire, je tiens à vous le dire: il y a beaucoup, beaucoup de dialogues avec les PNJ, et répondre trop vite peut s’avérer dommageable. Pillars of Eternity 2 : Deadfire va vous prendre des dizaines et des dizaines d’heures d’aventure et… de lecture, mais si vous aimez les bons récits, ça va passer tout seul.

Les combats sont donc de la « pause active ». Le jeu se met en pause, et vous donnez des ordres. Il faudra faire attention aux sorts de zone qui peuvent aussi bien blesser l’ennemi que vos compagnons. Ces combats sont réputés être bordéliques. J’avoue que j’ai le même avis. Par moment, on bute sur l’interface qui n’est pas très parlante, et l’environnement plutôt fin, n’aide finalement pas à s’y retrouver. Bon, en prenant son temps on y arrive, mais voilà, ça peut être rebutant au début. C’est assez paradoxal car  finalement ce sont ces instants-là que je préfère. Toutefois, j’ai largement préféré ceux de Divinity Original Sin 1 & 2. Il est quand même très important, sachez-le, d’avoir un tank, un soigneur et quelques DPS. On passe plus… facilement les épreuves, surtout quand on est novice dans le genre. Les habitués pourront se permettre plus de folie.

Pillars of Eternity 2

Ce bon vieil Eder

Choses encore nouvelle dans Pillars of Eternity 2 : Deadfire, c’est la gestion du bateau. Il sera votre QG dans lequel toutes vos provisions pourront être entreposées. Dans les villes, vous pourrez embaucher des marins auxquels vous attribuerez des rôles sur le navire. Un équipage mange et a besoin de remontants pour son moral. Vous looterez donc et achèterez ce qui est nécessaire tout au long de votre partie. Quant aux combats, ils sont … et je vais m’attirer les foudres de certains, chiants. En tout cas, ils ont le mérite d’apporter du neuf à la franchise. Pour ces fameux combats, sans canon ou autres pièces d’artilleries, impossible de gagner; pareil pour les voiles. Tout est à prendre en compte concernant votre bateau, et je peux vous dire que ça coûte beaucoup, beaucoup d’argent… A ces combats, je leur reproche d’être trop « jeu de rôle papier ». On devrait être content, vous allez me dire, mais ils ne m’ont pas permis de m’immerger dans le combat. Lourds, longs et non-immersifs. J’ai préféré les abordages, étant tout simplement des combats de héros sur le pont des bateaux, au tour par tour. Je ne peux pas reprocher à ces combats navals d’être mal faits  mais ils ne m’ont pas convaincu.

Techniquement le jeu est très joli, tout en gardant un côté « conventionnel » des jeux à la Baldur’s Gate en 3D isométrique. La musique est très agréable, les voix, certes en anglais, sont bien jouées. Je noterai un point noir à tout ceci, ce sont les temps de chargement d’un tableau à un autre, par exemple dans une maison sortir ou entrer, passer d’un étage à l’autre. Ça ne dure que quelques secondes, mais trop de secondes à mon goût.

Pillars of Eternity 2 : Deadfire va vous tenir en haleine de longues heures dans une histoire certes très orientée, mais très agréable, et vous serez conquis par ses décors tout aussi splendides. Tout ceci malgré les petits défauts cités plus haut. (Merci à Sacha pour de m’avoir alerté sur ma coquille du Tour par tour. Je voulais bien-sur parler de « pause active » comme expliqué plus haut).

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8

Amusement

9.0 /10

Graphismes et sons

8.0 /10

Gameplay

7.0 /10

Les plus:

  • Une histoire et des quêtes intéressantes
  • Les graphismes immersifs
  • Les parties romans dont vous êtes le héros agréables
  • Création du héros poussée

Les moins:

  • Les combats navals, je ne les ai pas aimés
  • Temps de chargements entre scènes ou tableaux
  • Des combats terrestres à revoir un jour.
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3 Commentaires

  1. Sacha
    juin 16, 11:33 Répondre

    Intéressant ce billet décrivant le jeu.J’ai noté cependant une petite confusion des genres. Pillars of Eternity n’est pas un RPG « tour par tour ». Le tour par tour ou « turn base » est un terme employé pour des jeus qui comportent des combats où le joueur prépare ses attaques puis ces dernières se déroulent, ensuite c’est l’IA (ou les autres joueurs dans des jeux multiplayers par exemple) puis c’est à nouveau le premier joueur, etc etc.
    Dans Pillars of Eternity (1 & 2) les combats se déroulent « en continu », on rencontre un adversaire et on l’attaque,il se défend, il attaque, tout ça se déroule en temps réel. Il ne faut pas confondre le tour par tour avec le fait que les sorts ou les attaques classiques aient besoin d’un temps de rechargement pour être à nouveau utilisable.
    Cependant il y a la possibilité de préparer ses attaques « au calme » puis d’autoriser leur déroulement, par l’intermédiaire de la fonction pause.
    C’est pour cela que ce genre de jeu est qualifié de RPG avec « PAUSE ACTIVE », et non de RPG tour par tour.

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