Hearhtlands

Hearhtlands

Après m’avoir fait décortiquer Clochemele, voilà que le rédac’ en chef me propose un jeu vidéo sur le même thème : Hearthlands. Peut-être s’imagine-t-il que les Ardéchois ne sont bons qu’à parler de clochers, d’élevages de poules et d’alccol ?

2015010541136147 Genre : City builder

Plateforme: PC

Langues: Anglais, Allemand, Espagnol, Français en cours par nos soins

Développeurs: Sergio & Simon

  Acheter sur Steam

Autant le dire de suite….

… quel pied, ce Hearthlands !

Un jeu cochon... (blague refusée même par Cauet)

Un jeu cochon… (blague refusée même par Cauet)

Nous avons donc devant nous un city-builder, ou plutôt un village-builder en alpha, actuellement tout en anglais, et qui est mis à jour régulièrement. (Note de Grobiduch: nous sommes en train de travailler sur la traduction de Hearthlands avec Akashar et les développeurs)

Le principe de base est donc de partir juste d’une quantité d’or et de s’en servir pour bâtir les fondations d’un village qui va grandir. Si, au début, nos colons ne fonderont que quelques petites huttes, il sera possible de les développer en belles demeures bourgeoise en satisfaisant des besoins de plus en plus complexes. Un peu dans le même genre que les Anno, vous fournirez d’abord de la nourriture à vos maisons, puis de l’alcool, puis des meubles, des habits etc etc et à chaque étape, les maisons monteront en standing et pourront abriter plus de citoyens et fournir plus d’impôts. Oui, le besoin d’alcool qui passe avant le besoin de meubles, on peut toujours en débattre. Ca serait oublier un peu vite que vous avez certainement déjà manipulé une grosse boule jaune qui mangeait des fantômes, alors on repassera pour les grands débats sur le réalisme.

Donc, pour satisfaire ces besoins, il va falloir les produire : vous aurez généralement besoin d’ouvriers pour extraire des matières premières, d’artisans pour les transformer en produits finis et de colporteurs pour les distribuer à chaque maison.  Ces ouvriers étant les colons des maison eux-mêmes, on a donc une espèce de cercle vertueux : j’ai besoin d’ouvriers pour satisfaire les besoins du village, donc, je construis ou je développe les demeures pour attirer des ouvriers, ouvriers qui deviendront de nouveaux habitants pour lesquels j’aurai besoin d’infrastructures pour fabriquer les produits dont ils ont besoin etc etc…

Evidemment, les maisons de haut niveau nécessitent de nouveaux besoins, mais demandent toujours également à recevoir les besoins de base, ce qui fait qu’il faut gérer avec soin le développement de son village.

Et je vous avoue qu’avec ces jolis graphismes, les bruitages tellement champêtres et ce village si vivant, c’est un réel plaisir de voir sa bourgade grandir d’année en année.

Un jeu pour se faire du blé... (blague refusée même par Tex)

Un jeu pour se faire du blé… (blague refusée même par Tex)

  • Et c’est tout ?

Et non ! Le tutoriel présent s’en tient en effet uniquement à cette présentation de base, et j’avais l’impression du me lancer dans un jeu bac à sable, où j’allais me développer jusqu’à plus soif, et me fixer moi-même mes propres défis (avoir 5.000 habitants, puis 10.000…) Plaisant, soit, mais que nenni !!

En effet, dans les constructions possibles, j’avais noté la présence d’éléments de défense ainsi que des garnisons de soldats. Sans réelle utilité au départ, on comprend vite que notre tranquille vie de gentlemen farmer va, après quelques mois d’insouciance, être perturbée par moult monstres errants divers et variés. Ceux-ci s’attaqueront à vos citoyens ou à vos aménagements et si vous n’avez pas de quoi y faire face, ils raseront tranquillement toute votre ville.

Pourtant, avec les squelettes sur l'écran d'accueil, j'aurais dû me douter d'un truc...

Pourtant, avec les squelettes sur l’écran d’accueil, j’aurais dû me douter d’un truc…

Et puis on découvre aussi rapidement que nous ne sommes pas seuls dans le monde (car la vérité est ailleurs….). De nombreux voisins se développent en même temps que vous et, après quelques années, ils n’hésiteront pas à vous envoyer leurs troupes si vous ne cédez pas à leur exigence.

On comprend alors que Hearthlands n’est pas qu’une paisible simulation paysanne, mais plutôt un jeu de gestion dans lequel vous devez vous débrouiller pour développer votre ville au maximum afin de récolter le plus de taxes possibles, lesdites taxes servant à entretenir des armées de plus en plus grandes.

We need you !

We need you !

« Rien de neuf sous le soleil, mon brave Trollinet » j’entends çà et là. En effet, rien de neuf, le principe de pas mal de jeux de gestion, en somme. Ce qui m’a plus surpris dans Hearthlands, c’est l’aspect un peu cartoonesque de ce village amené à devenir un gros bourg, et où, effectivement, j’ai été piégé par l’ambiance champêtre. D’ailleurs, rien dans le tutoriel ne vous met réellement en garde concernant l’importance de la guerre, et j’avais l’impression que les casernes servaient plus à se défendre contre les monstres que contre des hordes d’armées ennemies que je n’ai pas vues venir la première fois.

 

  • Une perle rare

En vrac, les raisons pour lesquelles j’ai  vraiment craqué pour Hearthlands, ce soi-disant petit jeu qui a vraiment tout d’un grand :

L’ambiance, tout d’abord. Une fois la musique ultra-répétitive coupée, il reste une ambiance sonore et visuelle réellement immersive. Votre village nait, les citoyens se déplacent constamment, les poules caquètent, les cochons grouinent, le blé pousse, bref, votre village vit.

Un bon équilibrage dans l’évolution de la partie : Au fur et à mesure de la partie, la difficulté va croissante car il faut penser à satisfaire de plus en plus de besoin et à bien équilibrer le nombre de soldats que l’on recrute. Et cette progression est vraiment bien amenée par un équilibrage bien pensé entre tous les bâtiments.

La rejouabilité : Map aléatoire, choix entre 4 types de peuples au départ (avec chacun des types d’élevages différents et des avantages/inconvénients) et de très nombreuses options de démarrage de partie (dont la très utile « ennemis passifs », idéale pour la 1ère partie).

Le mec devant conduit une charrette vide tandis que celui de derrière porte un panier de charbon. L'avait qu'à être moins pauvre, d'abord...

Le mec devant conduit une charrette vide tandis que celui de derrière porte un panier de charbon. L’avait qu’à être moins pauvre, d’abord…

Un jeu au niveau assez relevé : Même en niveau facile, les premières parties pourront sembler assez compliquées. Il n’est pas rare qu’un troll attaque alors qu’on n’a pas encore de soldats et là, autant dire que c’est le game over assuré. De même, vous pouvez avoir un village bien développé, une bonne armée, et malgré tout, si vous n’êtes pas assez vigilants et laissez passer une attaque ennemie qui va vous endommager 2 ou 3 bâtiments de production, vous risquez de plonger dans un cercle des plus vicieux (plus de bâtiment -> plus de productions pour satisfaire les citoyens -> les citoyens partent -> les bâtiments ne tournent plus -> etc etc)  et vous allez bien ramer pour remonter la pente. Ce jeu ne vous prend donc pas pour un idiot et l’IA ne se laissera pas mener par le bout du nez facilement.

Un jeu très riche, qui se découvre bien au-delà de son tutoriel : Oui, je n’avais pas anticipé l’aspect guerrier, mais ce n’est pas tout : on découvre également un aspect scientifique avec des points à cumuler grâce à des bibliothèques pour développer son peuple, de la magie aux effets variés, une gestion des points de réputation pouvant influencer sur la diplomatie avec les voisins, une micro-gestion très intuitive des divers bâtiments en cas de manque de personnel, des échanges commerciaux… Bref, une fois le tuto passé, il vous faudra un minimum de curiosité pour découvrir le potentiel du jeu en lisant les nombreuses info-bulles présentes dans tous les menus.

Un jeu qui s’améliore encore : Entre le début où je l’ai testé et l’article, des MAJ majeures sont arrivées, comme l’apparition de la magie. Bref, on se dit que même si le jeu est déjà très riche, il peut encore évoluer et çà, çà fait rêver.

Alors, qui c'est qui a la plus grosse ? (bourgade)

Alors, qui c’est qui a la plus grosse ? (bourgade)

Dans le rang du négatif, j’en ai trouvé, mais c’est vraiment du léger :

– La musique, qui m’a fait saigner les oreilles en moins de 3 minutes. Non pas qu’elle soit mauvaise, mais le thème se répète toutes les 15 secondes, donc, bref, je n’irai pas plus loin, vous avez compris…

– Les menus de construction : Après 10 heures de jeu dans Hearthlands, je m’y suis retrouvé. Mais c’est vrai qu’au début, je galérais un peu pour savoir dans quel sous-menu cliquer pour trouver le bâtiment que je cherchais. Même si on se rend compte que le classement est finalement assez logique, ce n’est pas non plus pour rien que le tuto présente les sous-menus un par un, car une fois tous ensemble, il faut bien un temps d’adaptation pour s’y retrouver.

 

Bref, 2 fois rien donc. Alors, un bon conseil : Fans de citys-builders, foncez !! Pour 10 €, ce Hearthlands est une bonne pioche, vous aurez un jeu qui est très largement à la hauteur d’autres grosses productions et sur lequel vous pourrez passer autant de temps.

Trollinet

Rédacteur chez Gameovert.net

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