Construction Simulator 2015

Roulez des pelles... mécaniques

  • Mon père, j’ai pêché…
  • Je vous écoute mon fils
  • Voilà… je m’amuse bien dans Construction Simulator 2015
  • …Seigneur, pardonnez-lui, il n’a que 10 ans
  • Non non, j’ai passé la quarantaine mon père…

constructionjaquette

Genre : Simulation entrepreneur en bâtiment

Plateforme de test : PC

Français : textes (pas de voix)

Editeur : astragon Entertainment GmbH

  Dispo chez Gamesplanet

Et oui, comme Farming Simulator 15 dans lequel j’adore m’abandonner quelques fois, Eurotruck Simulator 2 où j’aime livrer mes marchandises et Spintires qui est pour moi le meilleur simulator d’embourbage russe au monde, j’ai aimé Construction Simulator 2015.

Et pourtant, il n’est pas dénué de défaut, loin de là! Ce jeu est un vrai paradoxe à lui tout seul, entre amusement et crises de nerfs dues à certaines « étrangetés » physiques, graphiques et trucs sortis d’on ne sait où.

Déjà, comme son nom ne l’indique pas, il ne s’agit pas de construction à proprement parlé. Pour s’approcher de la réalité, le jeu aurait pu s’appeler « Logistique et transports de matériaux, pièces et excavation pour la construction Simulator 2015 ». Vous l’avez compris, tout ça ferait un titre bien trop long, oublions et contentons-nous de « Construction Simulator 2015 », mais, en effet, dans le jeu vous n’allez pas construire. Il vous sera essentiellement demandé d’aller acheter de la matière première, de les apporter sur un chantier, de terrasser, creuser, remplir un trou… Mais vous n’allez pas monter un immeuble moellon par moellon, ni poser des fenêtres.

Vous êtes un petit entrepreneur qui, au début, possède un excavateur (petite pelleteuse sur chenille avec un godet à l’avant), un petit camion benne et un camion servant à transporter des containers (genre grosse benne à ordures).

Une feuille de « contrats disponibles » vous permet de les remplir afin de gagner de l’argent pour pouvoir acheter des engins plus gros et utiles à d’autres travaux plus rémunérants.

Au premier abord, Construction Simulator 2015 est très très moche. Cependant, les engins sont bien modélisés.  J’ai presque envie de vous dire qu’on a l’habitude avec les « Simulators » allemands: les décors et la physique, ce n’est pas leur truc. Dommage d’ailleurs, mais considérons que le plus important, les véhicules, sont plutôt chouettes et maniables. (après entrainement).

Pour la première mission que j’ai acceptée, il fallait que j’amène mon excavateur à un endroit et que je creuse un trou. (un allemand, Helmut surement, voulait faire une terrasse). Je me suis emmêlé les pinceaux pour conduire ce foutu excavateur, mais j’y suis arrivé, et là, d’un coup, POUP!… une terrasse. Ça parait simple comme ça, mais j’ai bien passé une heure à gérer ma pelleteuse.

Ensuite, il fallait construire une villa à l’autre bout du village. Mais pour cela, je devais d’abord me procurer chez le marchand des matériaux, un certain Helmut je crois:  des briques, isolants etc… Un GPS installé dans mon superbe camion benne « M.A.N », m’y a conduit. J’ai pris un Fenwick et j’ai commencé à charger mon camion. Déjà là, le jeu met votre patience à rude épreuve. Mais rien de grave, au bout d’un moment et d’un vaisseau vasculaire pété, on y arrive.

Camion chargé, un dernier coucou à Helmut, me voilà sur la route avec mes matériaux à l’arrière. Bon, déjà, n’oubliez pas d’attacher votre chargement, ce que je n’ai pas fait, au premier virage, tout est tombé sur la route. C’est là que je vous re-parle de la physique du jeu. Lorsque vous conduisez votre camion, le compteur indique 60 voire 90 kilomètres/heures, normal on va dire, mais visuellement, vous conduisez à 200 km/h. Même dans Project Cars je n’ai pas cette sensation de vitesse. Bon, dit comme ça, cela peut paraître rédhibitoire, mais pas du tout. C’est même rigolo, et ça permet surtout de passer les moments de livraisons rapidement, car c’est le plus chiant sincèrement. Idem, concernant les palettes de tuiles ou bois, enfin les trucs lourds, quand vous les déchargez, accrochez vous, car visiblement tout ça devient aussi léger qu’une cagette de cerises. Pareil, ce n’est pas rédhibitoire, mais je sollicite officiellement les développeurs de Construction Simulator 2015, vous ne pouviez pas travailler trois mois de plus sur la physique du jeu ? Nein ? Nichbilung ?

A trop trouver d’excuses à Construction Simulator 2015, vous allez me dire que je ne suis pas crédible.  L’ai-je déjà été ? Non mais sincèrement, ce qui me plait dans ce jeu, c’est de charger mes camions, décharger, creuser avec la pelleteuse, remplir la benne, aller la vider à la décharge où un certain Helmut je crois,  vous indique comment faire, puis repartir acheter des semis de sapin chez Helmuta la jardinière, acheter un camion benne plus gros, etc etc etc… et acheter une grue ! Vous comprenez ? Il y a un contenu énorme soutenu par une progression lente, peu variée au début, voire rébarbative,  mais conséquente.  Vous commencerez avec des petits travaux dans le village de Wolfsheim, vers de gros chantiers dans la grosse ville voisine. Tout ça dilué sur 20 niveaux pour votre personnage. Les missions, en plus de donner de l’argent, donne de l’XP.

René a un gros camion et un tout petit... retard.

René a un gros camion et un tout petit… retard.

Un truc qui est très mal fait dans le jeu, ce sont les piétons: pas un seul mec avec des chaussettes dans ses nus-pieds… Bonjour le réalisme, l’immersion… bon pas grave, ce n’est pas rédhibitoire.

Donc la prise en main est étrange au début, on en rit nerveusement, mais très vite on s’y fait, et on joue à l’entrepreneur. Maintenant je maîtrise plutôt bien l’excavateur d’ailleurs. Rassurez vous, une fois que vous avez visité les endroits clefs de la map, vous pouvez « téléporter », moyennant un coup, tous vos engins libres. Je vous le dis encore une fois, ce n’est pas la conduite l’essentiel du jeu mais le maniement des engins sur place. Il y a un petit aspect « gestion »; il faudra gérer votre budget en tenant compte du coût des charges de votre entreprise (salaires, loyers etc).

Je vous le re-dis, je trouve dommage que nos amis allemands ne travaillent jamais la physique dans leurs « Simulator ». Ce fut pareil avec les premiers Farming Simulator, ils nous ont pondu combien de merdouilles avant d’en sortir un très bon, Le 15 ? Construction Simulator 2015 manque grandement de réglage physique. Cependant, rouler à 300 km/h avec un camion plein de terre, ça rend les voyages expéditifs. On est débarrassé. Mais si la conduire s’approchait d’un Eurotruck Simulator 2, ce serait le pied pour les amoureux comme moi de ce genre de jeu. Bon, « amoureux » est un bien grand mot. Pour trouver un équivalent plus concret, ces jeux me procurent le même effet que de monter une maquette, un puzzle où une tente Décathlon, avec la légère différence que je ne bouge pas mes fesses de mon bureau. Je suis un manuel, mais derrière mon ordi, la main sur la souris.

En fait je sais ce qu’il me plait dans ces jeux, c’est que ça me rappelle mon enfance quand je jouais aux petites voitures.

« Djo ? Tu peux me livrer du bois en bombant ? »

« Ok Billy, je prends mon camion Renault super beau et j’arrive à fond à 100 à l’heure » !

Ouais, mes personnages fictifs s’appelaient toujours Jo et Billy et ils bombaient à 100 à l’heure. Et s’il y avait un troisième larron dans la scène, il s’appelait aussi Jo ou Billy. Ça donnait des dialogues que moi-seul comprenais. Ce qui a fait que mes parents m’ont fait interner en Sibérie avant de m’abandonner.

Je le répète, beaucoup de défauts donc dans ce Construction Simulator 2015, mais le fait que j’aime y retourner, remplir un petit contrat ici et là, au calme le soir, donne à ce jeu une note « amusement » assez conséquente. Surtout qu’il faut faire gaffe avec ce genre de jeu, il y a beaucoup de merdouilles qui squattent les rayons de nos marchands de jeux préférés, mais je pense que Construction Simulator sera une franchise à suivre, au même titre que Farming Simulator et Eurotruck Simulator. Des jeux dits de « niche ». Jeu de beaufs pour certains, personnellement, ne pensant pas en être un, je peux affirmer qu’on peut passer de bons moments dans Construction Simulator 2015, à petites doses cependant et avec beaucoup d’indulgence.

Suivez moi

Grobidüch

Redacteur en mi-chef chez Gameovert.net
Joueur mauvais depuis la fin du jurassique, je n'ai pas de préférence (PC, Mac, Consoles, courses, jdr, stratégie, etc...) mon principal but est de vivre de belles histoires et de me marrer accessoirement.
Grobidüch
Suivez moi

Les derniers articles par Grobidüch (tout voir)

Construction Simulator 2015

6.5

Amusement

8.0/10

Graphismes en général

5.0/10

Modélisation véhicules

7.0/10

Gameplay

6.0/10

Les plus:

  • On se laisse prendre à remplir les contrats
  • On replonge en enfance
  • Prometteur...

Les moins:

  • ...mais peut mieux faire
  • Physique à revoir
  • Pas de chaussettes dans les nus-pieds
Précédent Meilleurs voeux pour 2016
Next Porta Nigra

Vous pourriez aimer aussi

Hard West, l’ouest comme vous ne l’avez jamais vu!

Hard West is hard. En fait, non, pas tant que ça. Mais j’aime bien la phrase. Hard West donc, un jeu qui se passe dans le Far West mais qui n’a

Fifa 16 – Le test PC

J’ai bien cru qu’on ne pourrait pas vous parler de Fifa 16. Je pensais même être obligé de tricher et de faire un test déguisé avec Fifa 98. La supercherie

Legend of Heroes: Trails in the Sky

Je vais vous parler d’un t-jrpg du nom de Legend of Heroes: Trails in the Sky. C’est quoi un t-jrpg ou un tjrpg ? Outre le fait, que ces termes vont

2 Commentaires

  1. Trollinet
    janvier 10, 18:18 Répondre

    Les jeux de simulator, çà a toujours eu mauvaise presse, et nombre de vidéos comiques circulent sur le net se gaussant de ces jeux. Ca doit bien être la première fois que je lis un article qui n’en démonte pas un à tour de bras. Ca, c’est du courage rédactionnel !

    • Grobidüch
      janvier 11, 09:34 Répondre

      Ce n’est pas du courage, c’est juste ce que je ressens. Il faut, parfois, savoir se recentrer sur le but du jeu, malgré les trucs aberrants (j’ai vu parfois ma pelleteuse s’envoler à 20 mètres du sol, comme ça, sans savoir pour quoi – voire photo des voeux sur notre page facebook). Après, il y a des moqueries, mais aussi beaucoup de vidéos de fan-boys. Le problème avec les « simulator » c’est qu’il est de bon ton de s’en moquer. Tu sais un peu comme quand tu vois une oeuvre, tu dis que tu la trouves jolie, et le mec qui est à côté de toi regarde d’abord le nom de l’artiste avant de donner son avis. La honte de trouver bien un truc dit nul, beau. Donc ce n’est pas courageux, car, ici, je donne mon avis, pas celui de la tendance. Je m’assoie sur la tendance, je m’en balance même, moi ce que je vois c’est que je me suis laissé prendre à faire mes petits contrats. Donc mission réussie pour ce jeu, je me suis amusé.

Laissez un Commentaire :

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.