We Happy Few – oui on est très happy

We Happy Few

Titre : We Happy Few
Genre : Action, Aventure, Indépendant
Français : textes
Développeur : Compulsion Games
Éditeur : Gearbox Publishing
Date de parution : 10 août 2018

We Happy Few: voilà un jeu bien particulier qui, malgré ses nombreux défauts, m’a complètement conquis. We Happy Few est un jeu d’aventure complètement barré, assez drôle par moment, qui pourtant, en fond, traite d’un sujet très sombre. J’avoue que du coup, We Happy Few met mal à l’aise, mais c’est sa force.
Sinon, le jeu a un passé assez compliqué (Campagne Kickstarter prometteuse mais au final, le jeu, qui était en accès anticipé, était décevant). Je n’en tiendrai pas compte vu que je n’ai pas vécu ce lancement chaotique. J’ai obtenu le jeu bien après tous ces événements, et les nombreuses corrections d’orientation de gameplay.

We Happy Few vous transporte dans une Angleterre des années 60 où la plupart des gens absorbent une drogue appelée « Joy » afin de ne pas voir tout le sombre qui les entoure. Ceux qui n’en absorbent pas sont les gens pauvres des bas quartiers. Ce sont les « Rabat-Joie ». Ils sont les seuls à voir le monde tel qu’il est, à savoir vide et mort, sans avenir. Ce monde est dirigé et organisé par un gouvernement qui a la main mise sur l’information. Tout doit paraître beau et sans tracas. Au départ vous êtes « journaliste ». Je le mets entre guillemets car vous êtes plus un relecteur qui met à la trappe tout écrit qui pourrait entacher les projets du gouvernement et alerter la population de la situation réelle. Graphiquement et dans l’ambiance, on se croirait un peu dans la série « Le prisonnier ». Tout est beau (sous effet de Joy ici) et pourtant, vous n’êtes qu’un pion sans âme. Mais, vous allez tomber sur un article qui va titiller votre esprit et faire resurgir des bribes de votre mémoire enfouie grâce (ou plutôt à cause) de la Joy. Vous allez vous rappeler de votre frère, Percy, qui fut envoyé en Allemagne alors qu’il n’était qu’un môme. Tout au long de l’histoire, vous allez vivre avec ce remord, avoir laissé votre frère seul car vous avez menti à l’époque sur votre âge. On ajoute à ça que vous allez oublier de prendre votre Joy et vous voilà au pays des rabats-joie, avec pour but de retrouver au plus vite votre frère. Bien sûr rien ne sera simple, et votre parcours sera parsemé d’embûches. Vraiment cette histoire est passionnante. Elle m’a conquis illico et à long terme.

Vous allez rencontrer pas mal de personnages touchants et intéressants tout au long de votre périple. We Happy Few n’est pas vraiment un monde ouvert, mais vous allez progresser de grosses zones en grosses zones, plus ou moins ouvertes. Sachez qu’il y a de quoi fouiller. Il y a aussi une petite partie de craft dans le jeu, mais rien de transcendant. Moi j’ai crafté essentiellement des baumes, des crochets et tout un tas de choses qui permettent de survivre, looter ou se soigner.  En plus de la quête principale, il y a aussi des quêtes annexes qui, il faut l’avouer, ne sont pas toutes de qualités. Il y a aussi une gestion des combats plus ou moins bien foutue. Perso je ne les ai pas aimés, mais j’ai tout fait ensuite pour les éviter. Il est possible de la jouer full infiltration. Ce n’est pas du Assassin’s Creed non plus hein, mais on peut parvenir à passer sans trop se faire voir.

Mais je reviens à l’ambiance: c’est ce qui fait tout dans ce We Happy Few. Certes le jeu est assez cher, 59.99 à l’heure à laquelle j’écris cet article, et il y a de nombreuses imperfections. Pourtant, ce jeu est accrocheur ou accrochant, et même avec certains bugs pénibles parfois, je n’ai pas pu en décrocher. Cet humour omni présent, cache ce fond noir de la déportation, de Big Brother. Comme je le disais plus haut, We Happy Few fait penser à The Prisonner, mais aussi un peu à 1984 de G. Orwell. Les gens ne sont plus eux-mêmes, ils se voilent la face au sens propre et figuré du terme. Ils ne veulent tellement pas voir le monde tel qu’il est, qu’il vous dénonceront si vous n’êtes pas sous l’emprise de le Joy. Tout une bonne partie du jeu d’ailleurs, vous allez en prendre. Pas trop sous peine de faire une overdose, mais juste assez pour pouvoir vous infiltrer. Si vous manquez de drogue, des cabines téléphoniques, transformées en distributeurs de Joy sont à votre disposition.

Graphiquement We Happy Few oscille entre  le jeu très coloré voire psyché et  le sombre. Ce n’est pas d’une technologie merveilleuse, mais pour un jeu de type « cartoon » ça suffit amplement. La musique est vraiment sympa aussi, accentuant cette ambiance qui m’a tant plu. Le gameplay est très facile d’accès, on ne s’emmêle pas les pinceaux dans des commandes alambiquées.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré We Happy Few. Attendez peut-être quelques soldes avant de l’acheter, et avec le temps, les développeurs auront sûrement gommé certaines imperfections, mais il serait vraiment dommage de passer à côté de ce jeu que je qualifierai de formidable dans son ambiance et son histoire  à la fois drôle et déchirante. Perso, je valide mon agréable expérience dans We Happy Few. Difficile de s’étendre sur ce jeu sans dévoiler l’histoire.

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Redacteur en mi-chef chez Gameovert.net
Joueur mauvais depuis la fin du jurassique, je n'ai pas de préférence (PC, Mac, Consoles, courses, jdr, stratégie, etc...) mon principal but est de vivre de belles histoires et de me marrer accessoirement.
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We Happy Few

7.5

Amusement

8.0/10

Graphismes et sons

7.5/10

Gameplay

7.0/10

Les plus:

  • L'ambiance sonore et graphique
  • L'histoire profonde malgré son ton parfois détaché.
  • Certains personnages charismatiques.

Les moins:

  • Des bugs parfois assez pénibles - il a fallu que je reload des sauvegardes car bloqué.
  • Les combats sympas au début et lourds à la longue.
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